Posté le: Jeu Jan 01, 2004 6:45 pm Sujet du message: hommage à cheb hasni victime de l'integrisme
Chef de file de la musique algérienne, Cheb Hasni disparaît tragiquement le 24 septembre 1994, victime de l'intégrisme, de l'intolérance et de la cruauté humaine.
Porteur d'espoir pour toute une jeunesse rudement touchée par le chômage, la misère et la peur, le chanteur est assassiné en plein coeur de sa ville natale d'Oran, laissant derrière lui des millions d'orphelins de coeur. Depuis, son chant, comme celui de Matoub Lounes, est symbole de liberté et de résistance à l'oppression.
Enfant de Gambetta, quartier populaire d'Oran, en Algérie, Hasni Chekroun, alias Cheb Hasni, voit le jour le 1er février 1968. Issu d'une famille pauvre, le jeune Hasni grandit entre ses six frères et soeurs, son père soudeur et sa mère qu'il adore.
Le raï
Comme de nombreux petits algériens, sa jeunesse passe, heureuse mais difficile. Le pays est pauvre, et sa population, dont la majorité a moins de vingt ans, sombre dans la peur. Les intégristes dirigent le pays et la morale, condamnant tout usage non religieux de l'art. Hasni prend, dès son plus jeune âge, un ascendant vers la révolte en chantant dans la rue ou à la sortie de l'école.
Rapidement, le raï prend le pas sur tout ce que peut aimer un enfant de son âge (le foot ou l'école). Il n'a qu'une envie, celle de devenir un véritable chanteur. Il se produit alors dans les fêtes de village et les mariages, puis intègre l'orchestre de Naoui Kada.
Dans un pays où la production discographique n'est pas ouverte à tous, le jeune Cheb aura la chance de rencontrer les bons producteurs et de posséder, évidemment, une sacrée dose de talent.
Chanteur romantique
A seulement dix-huit ans, il enregistre son premier tube El Baraka M'rennika avec la chanteuse algérienne Chaba Zahouania, une star dans son pays. Ce premier duo est un véritable succès. Il aborde sans ambiguïté les thèmes universels chers à la jeunesse: l'amour, le plaisir, la séduction, le désir, mais il le fait d'une façon directe, sans fard.
"Nous avons fait l'amour dans une vieille baraque en ruine" dit la chanson, et pour les instances religieuses du pays, les bornes sont déjà dépassées. C'est pourtant ce langage qui séduit les Algériens, et les disques de Cheb Hasni répondent enfin à leur attente.
Dès lors, le jeune homme devient une idole et son charme ne laisse pas les femmes indifférentes. Père du "raï love", il enregistre disque sur disque, sans jamais céder à la pression islamiste qui voudrait le voir se taire. Bien au contraire, la censure fait de lui le porte-parole de toute une génération.
El Visa, Consulat, Gaa Nsa, Mazel Kayen, Galou Hasni Met, Srat Biya Kissa sont autant de succès qui inondent les radios de tout le Maghreb. Bien plus que Khaled ou que Cheb Mami, qui ont quitté le pays pour faire fortune en Europe, Cheb Hasni devient à seulement vingt ans un des chanteurs les plus adulés.
Les raisons de son succès: avant tout sa voix, mélodieuse, mais aussi sa façon de raconter sa vie dans ses chansons. Une manière personnelle qui incitera ses admirateurs à le surnommer le "Julio Iglesias oranais". S'il aborde l'amour dans ses textes, il n'hésite pas non plus à parler de sexe, d'alcool ou de mort. Il s'exprime ainsi au nom de toute la jeunesse, au nez et "à la barbe" des extrémistes du FIS.
Victime de l'intégrisme
Marié à Perpignan, en France, et père d'un petit Abdallah, sa vie de couple ne résiste pas à son attachement pour son pays. Sa femme demande le divorce et quitte l'Algérie pour la France, où elle se sent en sécurité. Comme de nombreux jeunes dont le Cheb raconte l'histoire dans ses chansons, elle fuit l'intégrisme pour un monde meilleur. Mais lui reste, très attaché à sa ville, à sa famille, et à ses racines. Déjà victime d'une première agression, il est abattu de deux balles dans la tête à la sortie d'un café, le 24 septembre 1994, à deux pas de chez lui.
Artiste victime de l'intégrisme, Cheb Hasni laisse derrière lui plus de quatre cents titres enregistrés en six ans et surtout des millions de fans à travers le monde, de son Algérie natale au Japon, en passant par le Canada ou l'Europe du Nord.
Un de ses derniers tubes, El Visa, dépassant les 250 000 exemplaires et son dernier concert algérois rassemblant plus de 150 000 personnes témoignent de l'extrême popularité du chanteur.
Accompagné jusqu'à sa dernière demeure, le cimetière Aïn Beïda d'Oran, par des milliers de fans effondrés, Cheb Hasni commence à vingt-six ans une seconde vie, celle de ses chansons, porteuses d'espoir et de révolte pour tout un pays.
http://www.ramdam.com/art/c/chebhasni_bio.htm
Posté le: Ven Jan 02, 2004 10:07 am Sujet du message:
Bonjour à tous, Bonjour Moez,
Si tu ne comprends pas les évènements en Algérie, voilà un article qui t'en donnera une idée, il ne répond pas à toutes les questions car il faut prendre en compte que l'Algérie n'a pas encore exploité tout son pétrole (le chaos l'en empêche) ce sera l'un des derniers cous à vampyriser.
Des articles comme ça il y en a tout les jours dans la presse algérienne c'est pourquoi les journalistes sont particulièrement inquiétés.
Inscrit le: Aug 10, 2003 Messages: 4031 Localisation: IL SUFFIT DE LE VOULOIR ET CE NE SERA PAS QU'UN REVE ! THEODOR HERTZEL.
Posté le: Ven Jan 02, 2004 3:50 pm Sujet du message:
Bonjour à tous,
Merci beaucoup Jacqueline pour le lien indiqué,quand j'ai précisé et il est vrai que je ne comprend rien au sujet des massacres en Algérie et ailleurs c'est du point de vue moral...
Comment pourrait-on accepter ses crimes ??? Au nom de quoi ??? _________________ AM ISRAEL AI
Posté le: Sam Jan 03, 2004 5:30 pm Sujet du message:
Salut Kahina
Cheb Hosni à Oran comme Cheb Azziz à Constantine sont tombés sous des balles assassines. Bien malin qui pourra dire qui en sont les commanditaires ou les assassins. Je me garde bien de porter le chapeau au premier venu. Dans le monde des artistes , par ailleurs souvent mafieux. Peux tu en être süre que ce n'est pas un réglement de compte de tout genre ????
Quand à ce qui se passe en Algérie ????
Les algériens sont entrain de payer le prix de la démocratie et de la Liberté qu'on ne retrouve, pour le moment et malheureusement ,qu'en Algérie.
Posté le: Sam Jan 03, 2004 5:49 pm Sujet du message:
noe a écrit:
Quand à ce qui se passe en Algérie ????
Les algériens sont entrain de payer le prix de la démocratie et de la Liberté qu'on ne retrouve, pour le moment et malheureusement ,qu'en Algérie.
ta phrase est complètement incohérente, le début ça va :
"Les algériens sont entrain de payer le prix de la démocratie et de la Liberté" ça j'ai compris.
par contre, la fin :
"qu'on ne retrouve, pour le moment et malheureusement ,qu'en Algérie"
tu parles de quoi là ? la liberté et la démocratie ? ou le prix à payer ?
de toute façon, vu le nombre de morts horribles, je te vois bien écrire ça la bave aux lèvres et le sourire jusqu'aux oreilles.
Posté le: Sam Jan 03, 2004 7:56 pm Sujet du message:
"Chef de file de la musique algérienne, Cheb Hasni disparaît tragiquement le 24 septembre 1994, victime de l'intégrisme, de l'intolérance et de la cruauté humaine."
Au risque de mal passer, je trouve cette premiere phrase maladroites et insultante pour les autres musciens... surtout quand on connait l'histoire du raï moderne et son instrumentalisation... mais bon, le mesquine fut r'attrapé par des evenements qui le depassaient...
Posté le: Lun Jan 05, 2004 2:25 pm Sujet du message:
Jacqueline a écrit:
"qu'on ne retrouve, pour le moment et malheureusement ,qu'en Algérie"
tu parles de quoi là ? la liberté et la démocratie ? ou le prix à payer ?
de toute façon, vu le nombre de morts horribles, je te vois bien écrire ça la bave aux lèvres et le sourire jusqu'aux oreilles.
Salut Jacqueline
Je ne vois pas en quoi tu trouves ma phrase incohérente ?
A l'Un (toi) je répondais concernant l'assassinat de Hasni . Le pouvoir qui a entretenu l'amalguame en algérie sur les tueries et celà bien entendu pour survivre sur le dos des Islamistes aussi longtemps que le sujet restera porteur.
A l'autre ( Le Juif ) qui voulait savoir ce qui se passait en algérie ?
J'ai répondu que malheureusement rares sont les pays qui sont entrain de lutter contre la thyranie des pouvoirs authocratiques . Je ne pourrais pas en dire d'avantage sur ce qui se passe au Maroc ou en Tunisie où une simple caricature sur un journal de sa majesté le roi ou de Khouna Zine el Abidine pourrait conduire en tôle
Suis je plus claire ????
Quant à ta fameuse phrase beaucoup plus sybilline qu'ironisante
"........de toute façon, vu le nombre de morts horribles, je te vois bien écrire ça la bave aux lèvres et le sourire jusqu'aux oreilles. "
Je te répondrais que pour tout l'or du monde je n'abondonnerais mon pauvre pays pour l'ensemble des "Luxes" de la honte de l'autre côté de la rive!
Quant à l'hydre qui nous a suffisemment rongée , crois moi qu'elle est entrain d'agonisée.
Salutatuons
Posté le: Lun Jan 05, 2004 5:42 pm Sujet du message:
noe a écrit:
Quant à ta fameuse phrase beaucoup plus sybilline qu'ironisante
"........de toute façon, vu le nombre de morts horribles, je te vois bien écrire ça la bave aux lèvres et le sourire jusqu'aux oreilles. "
Je te répondrais que pour tout l'or du monde je n'abondonnerais mon pauvre pays pour l'ensemble des "Luxes" de la honte de l'autre côté de la rive!
Quant à l'hydre qui nous a suffisemment rongée , crois moi qu'elle est entrain d'agonisée.
Salutatuons
Ma phrase n'est pas du tout sybilline et il n'y a aucun humour dedans. Je te rappelle que j'ai de la famille là bas et je tremble pour eux chaque soir lorsque j'ouvre les journaux algériens sur le net.
L'hydre qui ronge n'agonise pas du tout, tu ne lis vraiment rien d'autre que ton fichu bouquin. Tu n'écoutes que ce que tu veux entendre : "c'est pas les intégristes c'est l'armé avec des fausses barbes" non mon vieux c'est les deux.
Vous ne pouvez pas poster de nouveaux sujets dans ce forum Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum Vous ne pouvez pas éditer vos messages dans ce forum Vous ne pouvez pas supprimer vos messages dans ce forum Vous ne pouvez pas voter dans les sondages de ce forum