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Delicatessen

 
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GrandChienNoir
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Inscrit le: Sep 30, 2005
Messages: 469
Localisation: Australie

MessagePosté le: Sam Nov 12, 2005 4:45 am    Sujet du message: Delicatessen Répondre en citant

Je viens de regarder «Delicatessen» de Jean-Pierre Jeunet et Marc Caro. Ça se passe en France, dans les années 1950 (à en juger par les taxis et les postes de télé), mais dans un univers parallèle où rien ne pousse plus. Il ne reste que de rares humains (tout est en ruines), réduits au cannibalisme. Le style m'a fait beaucoup penser à «La Cité des Enfants Disparus». Je ne fais que m'apercevoir maintenant, en regardant le «2005 Movie Guide» de Leonard Maltin, que «La Cité des Enfants Disparus» est aussi de Jean-Pierre Jeunet et Marc Caro. C'est du surréalisme au meilleur sens de l'art. Dans le même style, post-apocalyptique, mais bien moins surréaliste, vous avez Mad Max II (alias «The Road Warrior») et «Waterworld», que je vous recommande aussi, si vous avez l'occasion de les voir.
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Thierry
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Messages: 998
Localisation: Perroy, Suisse

MessagePosté le: Lun Nov 14, 2005 6:20 am    Sujet du message: Répondre en citant

Au sujet des Mad Max... le meilleur est le premier. Le deuxième est bien, mais ce n'est qu'un film d'action sans véritable histoire. Alors que le premier montre la descente en enfer et la transformation de Max.
_________________
"Avoir la foi, c'est être plus sûr d'une chose que la raison ne le permet"
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GrandChienNoir
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Inscrit le: Sep 30, 2005
Messages: 469
Localisation: Australie

MessagePosté le: Lun Nov 14, 2005 8:05 am    Sujet du message: Répondre en citant

Thierry a écrit:
Au sujet des Mad Max... le meilleur est le premier. Le deuxième est bien, mais ce n'est qu'un film d'action sans véritable histoire. Alors que le premier montre la descente en enfer et la transformation de Max.


Tout-à-fait d'accord. Et le troisième (Beyond Thunderdome, ou quelque chose dans ce goût-là) est complètement, mais alors complètement NUL... enfin pas aussi nul que la dernière ânerie que j'ai vue: «Kill Bill». Tiens, on pourrait parler des pires films?

Et bordel de m.... mon avatar a encore disparu! Et j'ai beau m'évertuer à taper «http://tinypic.com/flkkjo.jpg», ça ne marche pas! #Mad Taz #Mad
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Alice
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Inscrit le: Jun 18, 2004
Messages: 1400

MessagePosté le: Mar Nov 15, 2005 7:34 pm    Sujet du message: Répondre en citant

GrandChienNoir a écrit:
pas aussi nul que la dernière ânerie que j'ai vue: «Kill Bill». Tiens, on pourrait parler des pires films?


Tu parles du 1 ou du 2 ou de l'ensemble ?
Tarantino est avant tout une machine à sampler, il n'invente rien, ne créé rien, et n'a pas "grand chose" à dire. Une fois qu'on l'a admis, on peut regarder ses films objectivement. Son truc c'est le pastiche, et d'essayer de transmettre au spectateur ses propres orgasmes cinéphiliques d'ado (Sergio Leone, la blackexploitation, les productions Shaw Brothers, etc) lorqu'il n'était qu'un employé dans un vidéo-club. De plus, il n'éprouve aucun complexe sur le fait que ses goûts lorgnent vers la contre ou sous-culture.

J'ai trouvé que KB 2 fonctionnait mieux au le 1, et je me suis laissée prendre au final "les (anti)héros sont fatigués et demandent une trève", surtout la scène où Carradine disserte sur les héros de comics et "philosophe" sur la supériorité de Superman sur Spiderman et Batman. Tout Tarantino est là, ce très grand sérieux de Carradine, qui prend de grands airs de Vieux Sage Sioux, et explique pourquoi Superman est un héros plus original que les autres.
En gros, Spider et Bat sont des hommes normaux qui ont dépassé leurs limites, là où Super était lui né exceptionnel, mais pour communiquer avec le monde extérieur, il est obligé de revêtir un costume (l'inverse de Peter Parker et Bruce Wayne qui eux se déguisent en hommes-chauve-souris ou homme-araignée), celui de Clark Kent qui est consensuel et faible. Et de conclure que "Clark Kent était le déguisement de Superman, Clark Kent était la critique de l'humanité par Superman".

Telle quelle, et dans un tout autre film, la scène est ridicule, mais là, on est pris (juste le temps de la projection). "Reservoir dogs" commençait avec une discussion très sérieuse de gangsters dissertant sur la signification de "Like a virgin" de Madonna.

Dans la série pompage intégral du ciné de Sergio Leone (qui lui-même pompait d'autres réalisateurs), compare juste "Mort ou vif" une bouse avec Sharon Stone, et KB 2, le 2ème est un pompage plus intelligeant.

Alice

PS : un machin visionné récemment, avec une mise en scène phénoménale, et pourtant dégueulasse de chez dégueulasse : "Irréversible" de Gaspar Noé.
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GrandChienNoir
Adolescent(e)
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Inscrit le: Sep 30, 2005
Messages: 469
Localisation: Australie

MessagePosté le: Ven Nov 18, 2005 8:29 am    Sujet du message: Répondre en citant

Alice a écrit:
GrandChienNoir a écrit:
pas aussi nul que la dernière ânerie que j'ai vue: «Kill Bill». Tiens, on pourrait parler des pires films?


Tu parles du 1 ou du 2 ou de l'ensemble ?


Le 1. Ça ne m'a pas donné envie de voir le 2. Au début j'ai bien aimé, surtout l'inclusion d'une séquence de manga. Mais ensuite... Il faut dire que j'avais été "gâté" par la série Japonaise "Kozure Ookami", littéralement "Loup suivi de son louveteau", adaptation à l'écran d'une longue BD japonaise qui doit faire maintenant, à force d'épisodes, un bon millier de pages. Bien sûr, les scènes de combat ne sont guère plus réalistes de celles de Kill Bill, mais il y a une histoire qui se tient, et dans chaque épisode il y a une "sous-histoire" ou deux, toujours poignantes. Je viens de regarder hier le cinquième épisode, "Meifu madô" (en anglais: "Baby cart in the land of demons", rien à voir avec le titre japonais!), et il y a une petite histoire, parfaitement inutile, qui vient comme un cheveu sur la soupe, et qui tire les larme des yeux. Mais je n'ai jamais compris pourquoi, pour jouer le rônin Oogami Ittoo, ils choisi un acteur avec une bedaine et un triple menton. Ce n'est pas du tout le physique du héros de la BD!

Et puis, dans Kill Bill, cette nénette californienne qui devient experte en kendô en quatre coups de cuiller à pot (et qui parle japonais au bout de quelque semaines!) euh... bon. Et qui, à peine sortie du coma, tue son tortionnaire en lui mordant la lèvre inférieure... Barbarella, c'était beaucoup plus réaliste!

Citation:

J'ai trouvé que KB 2 fonctionnait mieux au le 1


Eh bien je le louerai la semaine prochaine (mais, une fois loué et vu, je ne le louerai peut-être pas... oh, la langue française, quelle vacherie!)

Citation:

Dans la série pompage intégral du ciné de Sergio Leone (qui lui-même pompait d'autres réalisateurs), compare juste "Mort ou vif" une bouse avec Sharon Stone, et KB 2, le 2ème est un pompage plus intelligeant.


Alors il va aussi falloir que je trouve "Mort ou vif"? C'est quoi en anglais? "Dead or Alive"?

Citation:

PS : un machin visionné récemment, avec une mise en scène phénoménale, et pourtant dégueulasse de chez dégueulasse : "Irréversible" de Gaspar Noé.


Je l'ai. Et justement je n'ai pas été impressionné du tout par la mise en scène. Faire tournicoter la caméra, ça change au début, mais ça devient très vite lassant. Et raconter une histoire à l'envers, ou en pagaïe couvrez, je l'ai vu il y a 25 ans dans un film tiré d'un roman de Kurt Vonnegut (je ne me souviens malheureusenent ni du titre du roman, ni de celui du livre). J'ai trouvé!!! (en demandant à Google: Kurt Vonnegut Valerie Perrine)
C'est "Slaughterhouse Five".

Pour ce qui est de mise en scène formidable, et de dégueulasse de chez dégueulasse, je préfère, et de loin, "El Topo" d'Alejandro Jodorowski. (Malheureusement, il est introuvable, DVD ou VHS). A "Irreversible" je préfère même, et de très très loin, "Salò" de Pasolini.

Ah, mais le top du top, c'est "An Actor's Revenge" (Yukinojo Henge) de Kon Ichikawa. Rien de dégueulasse, seulement du génial. C'est l'histoire d'un onnagata (acteur de kabuki jouant les rôles de femmes) se vengeant d'un seigneur qui a massacré ses parents. Mais il est amoureux de la femme du seigneur, et elle l'est de lui. C'est du Shakespeare, c'est du Chikamatsu. En sus, la plupart des scènes sont dans le style du théâtre kabuki, MAIS accompagnées de musique de blues telle qu'on en entend dans les films noirs américains (et dans "Le Rififi"). Bonjour la "distanciation", comme l'appelait Berthold Brecht! DVD toujours introuvable, malheureusement.
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Alice
Adulte
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Inscrit le: Jun 18, 2004
Messages: 1400

MessagePosté le: Ven Nov 18, 2005 8:25 pm    Sujet du message: Répondre en citant

GrandChienNoir a écrit:
Et puis, dans Kill Bill, cette nénette californienne qui devient experte en kendô en quatre coups de cuiller à pot (et qui parle japonais au bout de quelque semaines!) euh... bon. Et qui, à peine sortie du coma, tue son tortionnaire en lui mordant la lèvre inférieure... Barbarella, c'était beaucoup plus réaliste!


De ce point de vue, Tarantino pond un fantasme féminin éculé. Dans KB 2, une référence beauf convenue à Lana Turneur du "Facteur sonne toujours 2 fois" pour éclairer la "chouchoutisation" du Macquereau Billy.

Citation:
Alors il va aussi falloir que je trouve "Mort ou vif"? C'est quoi en anglais? "Dead or Alive"?


"The Quick and the dead" avec aussi Gene Hackman, par un Sam Raimi fatigué. 92 % de la filmo de Sharon Stone peut parfaitement remplir une édition des "Nanars les plus poilants de l'histoire du Ciné" (c'était pas le titre exact de cette série de bouquins, mais bon tu vois le genre).

Citation:
Et justement je n'ai pas été impressionné du tout par la mise en scène. Faire tournicoter la caméra, ça change au début, mais ça devient très vite lassant. Et raconter une histoire à l'envers, ou en pagaïe couvrez, je l'ai vu il y a 25 ans dans un film tiré d'un roman de Kurt Vonnegut


Je trouve tout de même que Noé a un truc en plus que Kounen ou Gans ("Le Pacte des loups" BEURK !).

Citation:
Ah, mais le top du top, c'est "An Actor's Revenge" (Yukinojo Henge) de Kon Ichikawa. Rien de dégueulasse, seulement du génial. C'est l'histoire d'un onnagata (acteur de kabuki jouant les rôles de femmes) se vengeant d'un seigneur qui a massacré ses parents. Mais il est amoureux de la femme du seigneur, et elle l'est de lui. C'est du Shakespeare, c'est du Chikamatsu. En sus, la plupart des scènes sont dans le style du théâtre kabuki, MAIS accompagnées de musique de blues telle qu'on en entend dans les films noirs américains (et dans "Le Rififi"). Bonjour la "distanciation", comme l'appelait Berthold Brecht! DVD toujours introuvable, malheureusement.


Je ne connais pas ce film, mais je vois très bien ce que tu veux dire par l'idée de "distanciation", un truc qu'on trouve dans le meilleur du ciné asiatique, et qui déroute le spectateur néophyte. C'est pour moi tout l'attrait de ce cinéma là.

Alice
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