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mahomet
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MessagePosté le: Mar Déc 11, 2007 2:32 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Deux attentats simultanés à la voiture piégée ont fait 52 morts
ALGÉRIE - 11 décembre 2007 - par AFP

Deux attentats à la voiture piégée, dont un avec kamikaze à bord, ont fait au moins 52 morts mardi matin dans les hauteurs d'Alger, devant le siège du Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), dans les locaux duquel on compte des victimes, et près de la Cour suprême et du Conseil constitutionnel.

Les deux attentats ont fait 52 morts, et un nombre non encore précisé de blessés, parmi lesquels "plusieurs étrangers", selon des sources hospitalières.

Les deux attentats, qui n'avaient pas été revendiqués en fin de matinée, ont été perpétrés par "des voitures piégées, dont une avec un kamikaze à bord", a indiqué à la presse le ministre algérien de l'Intérieur, Yazid Zerhouni, qui s'est déplacé immédiatement sur les lieux.

L'organisation de ces deux attentats simultanés rappelle ceux du 11 avril dernier, revendiqués par le Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC) algérien, devenu la Branche du réseau Al-Qaïda au Maghreb islamique (BAQMI): deux voitures piégées avaient explosé, l'une visant le Palais du gouvernement, en centre-ville, l'autre contre un commissariat de la banlieue est. On avait dénombré au moins 30 morts et plus de 200 blessés.

Mardi matin, les explosions ont causé d'importants dégâts matériels dans les immeubles environnants. D'épaisses colonnes de fumée noire se dégageaient des décombres et des carcasses de véhicules à proximité.

La réunion hebdomadaire du conseil du gouvernement a été annulée pour permettre aux responsables de suivre les événements.




La première explosion a été provoquée par une voiture piégée lancée de plein fouet contre un bus de transport d'étudiants bondé, qui se dirigeait vers la Faculté de droit, devant la Cour suprême, la plus haute juridiction d'Algérie, et sa voisine la Cour constitutionnelle, un bâtiment neuf de style mauresque tout récemment inauguré par le président Abdelaziz Bouteflika.


La majorité des 12 morts et des blessés enregistrés dans cette explosion selon un premier bilan sont des étudiants, selon des sources médicales. Un policier et deux gardes républicains en faction devant ces bâtiments officiels ont été également tués, selon des témoins.

La carcasse calcinée du bus, encore fumante, était toujours là une heure après l'attentat.

Le second attentat, perpétré par un kamikaze à bord d'un véhicule piégé, a été commis aux abords du siège du HCR dans le quartier voisin de Hydra, une zone diplomatique et résidentielle, pourtant très sécurisée.

Cette explosion a "fait des victimes dans les locaux du Haut commissariat de l'ONU aux Réfugiés" (HCR), a indiqué à l'AFP une porte-parole du HCR.

Hydra abrite plusieurs ministères, dont ceux de l'Energie et des Finances, ainsi que des chancelleries et résidences diplomatiques. De nombreux étrangers et des hauts dignitaires de l'Etat vivent aussi dans ce quartier huppé.

Ces deux premiers attentats surviennent après deux mois d'accalmie en octobre et novembre, période marquée par une décrue spectaculaire de la violence islamiste.

Auparavant, la BAQMI avait revendiqué aussi, le 6 septembre dernier, l'attentat-suicide particulièrement spectaculaire commis contre le cortège du président algérien Abdelaziz Bouteflika à Batna (est): 22 morts et plus de 100 blessés. Même revendication pour un autre attentat-suicide contre une caserne de gardes-côtes à Dellys (est), le 8 septembre: 32 morts.

"Nous ne sommes pas à l'abri d'attentats de ce genre", a réaffirmé mardi M. Zerhouni devant la presse sur les lieux des attentats, appelant les Algériens à "perséver dans la vigilance, parce qu'il est facile de commettre un attentat à la bombe".

En octobre, le chef d'Etat-major de l'armée, le général Salah Gaïd, avait appelé à "plus de fermeté contre les groupes terroristes", et à "combattre ce phénomène nouveau des kamikazes".

La police avait dressé davantage de barrages dans les grandes villes et étoffé son réseau d'informateurs dans les milieux islamistes.

Mardi, le président français Nicolas Sarkozy a "condamné fermement" les deux attentats d'Alger, qu'il a qualifiés d'"actes barbares et odieux", précisant qu'il l'avait exprimé le "soutien" de la France lors d'un entretien téléphonique avec le président algérien Abdelaziz Bouteflika.

La commissaire européenne aux Relations extérieures, Benita Ferrero-Waldner, a dénoncé des "actes odieux contre des civils".

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l'islam cette théologie absurde d'un bédouin immoral est un cadavre putréfié qui empoisonne nos vies
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sami
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MessagePosté le: Mer Déc 12, 2007 9:08 pm    Sujet du message: Répondre en citant

J'ai écrit un large texte sur la violence et la non-violence chez les musulmans

http://www.sami-aldeeb.com/articles/view.php?id=253

Si intéressé....
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www.sami-aldeeb.com
Vaut mieux savoir que de se faire avoir
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AllahAssghar
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MessagePosté le: Jeu Déc 13, 2007 3:47 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Bonjour, Sami.

Bien sûr que cela nous interesse.

Violence et non-violence chez les musulmans 2007



Introduction 2

I. Violence dans la famille 3

1) Violence envers les enfants: la circoncision 3

2) Violence contre les femmes 7

II. Violence dans l'enseignement 8

III. Violence dans le droit pénal 9

1) La peine de mort 9

2) Amputation d'un membre 15

3) Prix du sang 16

4) Coups de fouet 16

5) Privation du droit de témoigner 16

6) Affranchissement d'un esclave 16

7) Nourrir et habiller des indigents 17

Cool Faire un sacrifice 17

9) Jeûner 17

10) Autres sanctions 17

11) Atténuation des sanctions 17

12) Évolution des sanctions 18

IV. Violence dans les rapports avec les minorités religieuses 23

1) Tolérance relative à l'égard des Gens du Livre 23

2) Gens du Livre de l'Arabie 27

3) Polythéistes 28

4) Apostats 28

V. Violence dans le pouvoir 30

1) Alternance violente du pouvoir 30

2) Courant de la non-violence 32

VI. Violence dans les relations internationales 34

1) Violence entre pays arabo-musulmans 34

2) Violence face aux autres pays 34

3) Violence et résistance 37

VII. Le 11 septembre 2001: la barbarie est le fruit de l'injustice 39

VIII. L'espoir de la Palestine 39



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French - Violence et non-violence chez les musulmans 2007 318 976 octets, 42 téléchargements
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AllahAssghar
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MessagePosté le: Ven Déc 28, 2007 10:27 am    Sujet du message: Répondre en citant

L'espoir assassiné


28/12/2007 | Mise à jour : 07:31 | .

L'ancien premier ministre a été assassinée jeudi au Pakistan à l'âge de 54 ans. Crédits photo : AP
L'éditorial de Pierre Rousselin du 27 décembre 2007.
L'assassinat de Benazir Bhutto est une tragédie pour le Pakistan, une étape de plus dans la radicalisation et la subversion d'un pays clé pour la stabilité internationale.

C'est d'abord une femme d'exception qui disparaît. Une grande dame qui se savait menacée, et qui, malgré tout, a continué jusqu'au bout à défendre, avec un panache et une dignité sans pareils, les valeurs de la liberté et de la démocratie.

C'est aussi un symbole et un espoir qui ont été assassinés. Le symbole de l'avenir démocratique d'un pays trop longtemps sous le joug d'une dictature militaire. L'espoir qui voulait qu'une femme musulmane, élevée en Occident, défendant ouvertement et sans complexe des valeurs universelles, puisse incarner la modération face à l'islam le plus radical.

Les circonstances de l'attentat, à l'issue d'un de ces rassemblements de masse qui étaient la marque de son engagement politique, nous interpellent. Face à la lâcheté des terroristes, la démocratie, faite de dialogue et d'assemblées populaires, paraît totalement démunie..

Armée seulement de son courage physique et de la force de ses convictions, Benazir Bhutto voulait sauver ses concitoyens de l'extrémisme. Dans ce pays où l'insécurité s'est installée, qui pourra désormais mener son combat ?

Le Pakistan est atteint au plus profond. Le régime du président Musharraf, déjà bien affaibli au cours des derniers mois, sera désigné comme responsable de la dégradation de la situation générale, même si les auteurs du crime odieux d'hier doivent être recherchés du côté des islamistes les plus radicaux.

Ceux-là, qu'ils soient des talibans locaux ou des adeptes d'al-Qaida, ont une stratégie très claire : faire tomber le Pakistan dans leur camp, faire de ce pays, qui détient la bombe atomique, une plate-forme du djihad contre les intérêts occidentaux.

Que ces extrémistes aient ou non bénéficié de complicités au sein des services de renseignement comme c'est souvent le cas , ils ont marqué un point important.

Les troubles suscités par l'indignation populaire vont sans doute conduire à l'interruption du processus électoral menant aux législatives prévues le 8 janvier. Les circonstances permettront au président Musharraf de réinstaurer l'état d'urgence qui, au début du mois de décembre, avait davantage servi à réprimer les militants démocrates que les radicaux.

De toute cette agitation politique, seuls profiteront les djihadistes, qui multiplient les attentats suicides depuis l'assaut contre la Mosquée rouge d'Islamabad, en juillet dernier. Les forces armées étant préoccupées par la survie du régime, militants radicaux et membres d'al-Qaida pourront consolider leurs sanctuaires dans le nord-est du pays.

Au moment où les talibans renforcent leur présence en Afghanistan et où l'Iran voisin est toujours aussi menaçant, la fragilité du Pakistan se présente comme l'une des principales sources de préoccupation mondiale en 2008. L'assassinat de Benazir Bhutto est un signal d'alarme qu'il ne faut pas sous-estimer.

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AllahAssghar
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MessagePosté le: Lun Jan 07, 2008 2:31 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Bat Ye’or, témoin et analyste du Jihad

Vers le choc des Civilisations ?

Alexandre del Valle, le lundi 7 janvier 2008 à 04:00

Bat Yé’or est une essayiste égyptienne spécialiste dans l’étude de l’islamisme jihadiste*. Expulsée d’Egypte avec sa famille en 1957, elle assista à l’ascension du jihad islamiste dont les juifs, les chrétiens et les musulmans modérés furent les premières victimes. Auteurs d’ouvrages traduits en sept langues, elle est très écoutée aux Etats-Unis, y compris dans les cercles de décideurs.
Francesoir. Benazir Bhutto a été tuée au Pakistan. Al-Qaida tue des musulmans et des non-musulmans chaque jour, en Irak ; le Hamas veut faire disparaître Israël et Ben Laden appelle au jihad* contre les juifs et les croisés jusqu’au triomphe de l’islam. Est-ce un conflit de civilisation ?
Bat Yé’or. Oui, un conflit de civilisation, une guerre globale. Les musulmans occidentalisés souhaitant moderniser leurs pays sont attaqués comme « apostats ». La charia* prévoit pour eux un traitement plus sévère que pour les juifs et les chrétiens. Nous devons soutenir leur effort héroïque et nous en inspirer. Pour eux, il n’y a aucune rémission. Les textes stipulent que leurs femmes doivent être réduites en esclavage et les hommes tués… Quant aux juifs et aux chrétiens, ils échappent à la mort et à l’esclavage par la conversion. Le GIA en Algérie obéit à cette vision.

Mais l’islam prévoit un statut de « protection » (dhimma*) pour les non-musulmans
Juifs et chrétiens sont épargnés par le jihad s’ils acceptent l’islamisation de leurs pays et un statut de soumission, d’infériorité et d’humiliation : la dhimmitude*, ceci dans un contexte de conquête permanente. Ceux qui ignorent les stratégies du jihad ne peuvent rien comprendre à ce qui se passe aujourd’hui… Car même en tant de paix, l’idéologie du jihad a une stratégie.

Est-ce la raison qui pousse al-Qaida à réclamer l’Espagne et un jour l’Europe ?
Oui selon cette idéologie jihadique, l’islam doit régner sur toute la terre, à commencer par les nations voisines de l’islam, qui furent musulmanes. Le jihad de reconquête s’applique donc au Liban, aux Balkans, à Israël, à la Sicile, à l’Espagne, territoires ayant été gouvernés par la loi islamique pour certains jusqu’à la première Guerre mondiale.

L’Europe tolérante envers les musulmans n’est-elle pas moins menacée qu’Israël ? Comment vaincre l’islamisme ?
Non car le statut des juifs et des chrétiens est le même pour l’islamisme : l’Europe est, comme Israël, un territoire sous juridiction « infidèle » (kafir) à islamiser. Et elle est encore plus en danger qu’Israël en niant l’histoire, l’idéologie totalitaires du jihad, qui règle toute relation avec les non-musulmans. Pour vaincre l’islamisme, il convient d’abord de l’analyser lucidement sans se voiler la face, puis en aidant les musulmans modérés. Ensuite en assumant les valeurs judéo-chrétiennnes et humanistes de l’Europe qui ont permis le développement des droits fondamentaux de la personne humaine.

Que pensez-vous du projet de Sarkozy d’Union méditerranéenne et de son refus de la repentance ?
Le projet euro-méditerranéen initié dans les années 1970 par Bruxelles avait des aspects positifs, mais s’est développé comme une stratégie anti-israélienne et anti-américaine, d’abdication de l’Europe et d’immigration massive. Malgré ses bonnes intentions, M. Sarkozy aura du mal à changer cette politique établie avec des réseaux quasi-totalitaires euro-arabes dans les universités, les médias, la finance, etc., très puissants. Quant au refus de la repentance, c’est un aspect positif qui pourrait modifier la politique méditerranéenne, car tout en reconnaissant les pages sombre de l’Europe (Shoah, etc.), il signifie que l’Europe n’a pas à avoir de complexes vis-à-vis des pays musulmans qui, eux, n’éprouvent aucune repentance pour leurs propres conquêtes impérialistes ! Sans oublier les chrétiens persécutés ou génocidés : aujourd’hui les Noirs du Soudan et les chrétiens d’Irak, hier Arméniens ou chrétiens du Moyen-Orient ou du Maghreb.

Dialogue euro-méditerranéen versus Eurabia ?
Dans une étude sur les programmes communautaires « euro-méditerranéenne » établis depuis trente ans par Bruxelles et les chancelleries européennes (« Conférence de Barcelone », DEA : « Dialogue euro-arabe », etc.), Bat Ye’or explique qu’il existe une « similitude entre l’avancée islamiste actuelle et le processus d’islamisation des pays chrétiens dans le passé, lors des conquêtes musulmanes : Turquie, Balkans, Maghreb », etc. « L’Union européenne, compte tenu de sa politique euro-méditerranéenne (Eurabia), chercherait à nier cette guerre. » Aussi, la critique européenne des Etats-Unis viserait à « éviter de s’attaquer aux sources du danger » et « justifierait les compromissions avec l’islamisme ». Concernant l’opération américaine en Irak, Bat Ye’or rejette l’argument anti-Bush en rappelant que « Saddam était détestée et qu’il serait tombé un jour », et donc que « le même chaos se serait installé en Irak ». Pour elle, « les interventions américaines et Irak et en Afghanistan – quelles que soient les erreurs de la politique de Bush – n’ont fait que révéler la réalité jihadiste, car « il est impossible d’agir contre le totalitarisme sans conflits et George Bush a mis en évidence une réalité occultée en Europe. Les historiens de l’avenir lui en seront reconnaissants ». A ceux qui affirment que le jihad serait une « réaction à l’impérialisme américain » ou à la politique israélienne « d’humiliation des Arabes », elle répond que le danger islamiste « menace en premier les musulmans modérés ».

Bat Ye’or est l’auteur de Face au danger intégriste (Berg International, 2005) et Eurabia (Ed J.-C. Godefroy, 2006). Elle prononcera le 30 janvier prochain (mairie du XVIe, Paris), une conférence-débat : « Le dialogue euro-méditerranéen et le défi jihadiste ».
* jihadisme : courant islamiste né en Egypte au sein des Frères musulmans (Sayd Qutb) qui inspire al-Qaida et conçoit le terrorisme pour étendre l’islam et vaincre ses ennemis.
* Charia : loi islamique tirée du Coran et de la tradition (Hadith de la Sunna).
* Dhimmitude : de l’arabe Ahl al-dhimma (« gens du pacte »). En se soumettant à la charia et à l’impôt (jiziya), les dhimmis (juifs et chrétiens) sont épargnés par le jihad* ou guerre sainte. Ils ne peuvent commander un musulman, porter d’armes, ni manifester leur foi.

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MessagePosté le: Mar Jan 29, 2008 4:58 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Au moins quatre personnes, dont trois policiers, ont été tuées mardi en Algérie dans un attentat suicide à la voiture piégée visant un commissariat de police de Thénia, à 50 km à l'est d'Alger.

Le bilan de cette attaque, qui a fait également une vingtaine de blessés, risquait de s'alourdir au fil des heures, plusieurs victimes se trouvant dans le coma ou dans un état grave, ont indiqué les services de sécurité algériens.

L'attentat n'avait pas été revendiqué mardi en fin de matinée.

L'explosion a causé des dégâts très importants autour du commissariat. Sept immeubles au moins ont été éventrés. "Nous avons eu la vie sauve par miracle", expliquait une vieille dame, dont la villa a été soufflée par la déflagration, tandis qu'une petite foule exprimait son indignation, tentant d'approcher le site.

Un cordon de sécurité a été dressé autour des lieux de l'attentat, provoqué par un véhicule conduit par un kamikaze, selon des témoins.

Le fourgonnette piégée n'a pas réussi à atteindre le commissariat, des policiers ayant fait feu sur elle avant qu'elle n'atteigne le bâtiment. Ce dernier a été légèrement endommagé.

Le véhicule s'était heurté à plusieurs obstacles, notamment des barrières dressées devant le commissariat, ce qui a permis aux policiers en faction de le repérer et de le détourner de sa cible, ont indiqué les témoins.

Le kamikaze a actionné la mise à feu de la bombe qu'il portait lorsque les policiers ont commencé à tirer sur son véhicule.

Thénia est un important carrefour routier à l'orée de la Kabylie et le dernier verrou sécuritaire avant la capitale, Alger.

La Kabylie reste un foyer actif des groupes islamistes armés, qui trouvent refuge dans ses montagnes et ses forêts.

Ils y sont pourchassés par les forces de sécurité, qui ont annoncé avoir démantelé dans la nuit de dimanche à lundi à Corso, non loin de Thénia, une cellule d'islamistes se préparant à perpétrer un attentat suicide à Alger.

Dans des avertissements diffusés depuis quelques jours, plusieurs ambassades ont mis en garde leurs ressortissants contre la fréquentation de lieux publics tels que restaurants, boîtes de nuit et cafés à Alger, et leur ont demandé de prendre le maximum de précautions lors de leurs déplacements à l'intérieur du pays.

Cette nouvelle attaque suicide s'inscrit dans une vague d'attentats du même type déclenchée le 11 avril avec les actions contre le Palais du gouvernement à Alger et contre un commissariat de Bab Ezzouar, dans la banlieue est, qui avaient fait 30 morts et plus de 200 blessés.

Ces attaques avaient été suivies de plusieurs autres, notamment en juillet contre une caserne à Lakhdaria (sud-est d'Alger - 8 morts), en septembre contre une autre caserne à Dellys (est) et contre le cortège présidentiel à Batna (est). Ces deux derniers avaient fait au total 52 morts et plus de 150 blessés.

Le 11 décembre, une double attaque suicide contre le Conseil constitutionnel et deux agences de l'ONU dans le quartier résidentiel algérois de Hydra, avait fait 41 morts, selon un bilan officiel. Le 4 janvier, quatre policiers étaient tués dans une autre attaque contre le commissariat de Naciria, dans la région de Boumerdès, à 50 km à l'est d'Alger.

Ces attaques ont été revendiquées par la Branche d'al-Qaïda au Maghreb (BAQMI, ex-GSPC algérien), une branche de la nébuleuse d'Oussama Ben Laden, alors que les autorités peinent à trouver une parade.

Elles ont renforcé les barrages de contrôle à l'entrée d'Alger et des grandes villes, multiplié les patrouilles de surveillance dans les quartiers à dominante islamiste et intensifié l'infiltration des groupes de jeunes exclus constituant le vivier habituel des islamistes.
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MessagePosté le: Sam Avr 05, 2008 12:27 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Mots clés : Canada, Transport aérien, Terrorisme, Afghanistan (Pays), Irak (pays)


Londres -- Dans des extraits vidéo troublants montrés en cour hier à Londres, des hommes accusés d'avoir comploté pour faire exploser des avions en plein vol en direction du Canada et des États-Unis appellent à la vengeance pour les guerres en Irak et en Afghanistan et encensent Oussama ben Laden.

L'avocat de la Couronne, Peter Wright, a indiqué au jury que six des huit accusés avaient enregistré des messages dénonçant l'Occident pour ce qu'ils qualifient de tentative de suppression des musulmans.

Selon Peter Wright, certains membres du groupe ont été entendus par la police secrète, discutant de leurs missions suicide avec leurs épouses et leurs jeunes enfants.

Les autorités britanniques affirment que les hommes avaient ciblé au moins sept vols au départ de Londres, dont un vol d'Air Canada à destination de Montréal et de Toronto.

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MessagePosté le: Ven Avr 11, 2008 12:11 pm    Sujet du message: Répondre en citant

La bataille fait rage
François d'Orcival, le 11-04-2008

Ce n’est pas parce que l’on envoie un bataillon de parachutistes supplémentaire en Afghanistan que la France est entrée en guerre.Mais si ! Motion de censure ! Plus on est dans le symbolique, plus la bataille fait rage. L’affaire, il est vrai, mêle tous les sujets sensibles : le terrorisme, l’islamisme, l’Otan,Bush, Sarkozy, et la vie de nos soldats.


Clarifions par un rappel : la solidarité occidentale s’est affirmée dès le début en Afghanistan pour punir le régime obscurantiste des talibans d’avoir hébergé les terroristes du 11-Septembre. Jacques Chirac envoyait notre porte-avions, notre armée de l’air, nos forces spéciales prêter main-forte à la coalition et aux autorités afghanes,bientôt démocratiquement élues. Trois premiers ministres, Lionel Jospin, Jean-Pierre Raffarin, Dominique de Villepin, ont exécuté ses instructions. Durant sa campagne présidentielle, Nicolas Sarkozy s’était interrogé : fallait-il vraiment poursuivre cet effort ? Le 27 août dernier, devant nos ambassadeurs, il répondait : oui, il faut renforcer notre dispositif là-bas.Le 3 avril,au sommet atlantique de Bucarest, il déclarait : «Nous devons gagner.Nous sommes engagés pour longtemps jusqu’à la victoire. Il n’y a pas d’autre solution. » « No substitute to victory» – “Pas d’alternative à la victoire”,disait MacArthur.

Non,répond maintenant Dominique de Villepin, « on ne fait pas la guerre aux terroristes ; c’est absurde ! » On fait quoi alors ? L’Afghanistan est un État. Le terrorisme international peut-il se passer d’un soutien d’État ? Il lui faut de l’argent,des armes,des camps.L’Afghanistan sera-t-il capable de le chasser de ses terres ? C’est tout le problème.Les forces de la coalition n’y sont présentes que pour l’y aider en reconstruisant ses structures et son armée. Ce que l’on appelle l’“afghanisation”.

Menace d’enlisement ? L’Afghanistan ou le «bourbier – le mot est assez inadapté ! – vietnamien » ? Puisque nous sommes dans les anniversaires du printemps 1968,rappelons qu’il y a quarante ans,les communistes nord-vietnamiens étaient militairement battus au Sud-Viêtnam.Si cela a ensuite tourné au désastre pour les Américains,c’est pour deux raisons : l’explosion en vol de la présidence Nixon dans le Watergate et l’abandon de l’armée sud-vietnamienne à laquelle on avait coupé vivres et munitions. L’idée selon laquelle les guerres “asymétriques” seraient nécessairement perdues par le “fort” au profit du “faible”ne tient que lorsque le “fort”n’a ni stratégie ni volonté politiques. Que la guérilla des talibans soit dangereuse et coûteuse, c’est un fait ; qu’elle soit fatalement victorieuse est une fable.À condition que l’effort de tous s’inscrive dans la durée :«Nous menons dès aujourd’hui et nous allons mener, de façon croissante, des guerres limitées mais permanentes », dit le général Jean-Louis Georgelin, chef d’état-major des armées. C’est donc sur la durée que « notre détermination est mise à l’épreuve de façon – également – permanente ».

Adoptons le raisonnement des adversaires de l’engagement, pour qui celui-ci n’est qu’une voie sans issue : nous retirons notre contingent (assez symbolique,disons-le,dans une coalition qui entretient quelque 60 000 hommes). Si nous sommes seuls à nous retirer, quel sens donnonsnous à ce départ ? La bataille ne nous concerne plus ? Et nous prétendrions quand même jouer un rôle politique ? Si nous nous retirions tous ensemble, nous installerions à nouveau au pouvoir les talibans (avec leur conception singulière des droits de l’homme) et mettrions en danger d’islamisation radicale le fragile Pakistan voisin doté d’armes nucléaires… Surtout, nous capitulerions aux yeux des Arabes modérés euxmêmes menacés par le fondamentalisme. À quoi servirait d’installer une base aéronavale à Abou Dhabi si nous cessions d’exercer une influence dans la région ? Si nous ne résistions pas en Afghanistan, inutile de surveiller les bandes armées au Sahara ou en Somalie.

Reste la question de fond. À Varsovie, en 2001, le président des États-Unis disait aux alliés, anciens et nouveaux,de l’Otan :«Nous n’appartenons pas seulement à la même alliance – mais aussi à la même civilisation. » Prétendre que la civilisation européenne n’est pas mère de l’américaine serait un enfantillage. L’empire américain domine l’Occident ? Certes, comme la France a dominé l’Europe au XVIIIe siècle. Quant à vouloir échapper à la confrontation islam- Occident, c’est oublier que celle-ci nous est imposée par l’islamisme radical. L’Otan a résisté à l’empire soviétique jusqu’à son effondrement,sans tirer un coup de feu en Europe.Mais depuis, un autre front s’est ouvert.Et mieux vaut faire face à la menace à notre lointaine périphérie que de l’attendre passivement à nos portes.

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MessagePosté le: Mer Avr 30, 2008 12:09 pm    Sujet du message: Répondre en citant

En bref - 37 morts à Sadr City AFP

Au moins 37 personnes ont été tuées hier au cours d'intenses combats dans le bastion chiite de Sadr City, dans le nord-est de Bagdad, où l'armée américaine a fait usage de puissantes roquettes guidées qui ont détruit quatre maisons.

Les affrontements contre des miliciens affiliés à l'Armée du Mahdi du jeune chef antiaméricain Moqtada al-Sadr ont duré quatre heures, selon le commandement américain. Ils illustrent la remise en cause depuis la fin mars du cessez-le-feu unilatéral décidé en août 2007 par le chef radical et considéré par le commandement américain comme un élément crucial des tentatives de stabilisation du pays. Un communiqué militaire américain a indiqué que 28 «militants» ont été tués dans ces affrontements et que quatre soldats américains ont été blessés. Des sources hospitalières ont également fait état de neuf civils tués, dont trois femmes, et de 25 blessés.

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MessagePosté le: Ven Mai 02, 2008 1:14 pm    Sujet du message: Répondre en citant

En bref - Sadr dit non

Najaf -- Le chef radical chiite Moqtada al-Sadr a rejeté hier une initiative du gouvernement irakien pour mettre fin à des combats qui ont fait des centaines de morts depuis un mois, selon son porte-parole.

Le jeune religieux, qui se trouve en Iran, a insisté sur l'ouverture de négociations au plus haut niveau, impliquant la présidence collégiale de l'Irak (le président Jalal Talabani et les deux vice-présidents), le premier ministre Nouri al-Maliki et le président du Parlement, Mahmoud Machhadani, a indiqué le porte-parole, Salah al-Obeidi, à Najaf. Des combats meurtriers opposent depuis la fin de mars les troupes irakiennes et américaines aux partisans de l'Armée du Mahdi, la puissante milice de Moqtada al-Sadr, notamment dans son bastion de Sadr City, dans le nord-est de Bagdad. M. Obeidi avait annoncé qu'une délégation de cinq parlementaires chiites, proches de M. Maliki, s'était rendue en Iran mercredi pour discuter avec Moqtada al-Sadr.

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MessagePosté le: Mer Mai 07, 2008 12:36 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Rapport d'Amnesty International - Les civils sont pris pour cible en Somalie
Reuters
Édition du mercredi 07 mai 2008 </2008/05/07/>

Nairobi -- Toutes les parties prenantes au conflit somalien sont coupables de violations des droits de la personne, notamment d'exécutions arbitraires, de viols et d'actes de torture, affirme Amnesty International.

L'ensemble de la population de la capitale, Mogadiscio, est effrayée à l'idée d'être témoin ou de subir ces exactions, au nombre desquelles il faut ajouter les disparitions forcées et les passages à tabac, déclare l'organisation dans un rapport long de 32 pages.

Des combats opposent depuis le début de l'année dernière les troupes somaliennes et éthiopiennes aux milices islamistes.

Pourtant, rares sont les informations sur les violations des droits de la personne dans le pays, car les organisations humanitaires subissent des pressions pour ne pas en parler, indique l'organisation, selon qui les journalistes somaliens font également l'objet de menaces.

Les gouvernements somalien et éthiopien ont nié à plusieurs reprises avoir enfreint les droits de la personne dans leur guerre contre ceux qu'ils présentent comme des «terroristes soutenus par al-Qaïda».

Le parlementaire somalien Aouad Ahmed Achareh a toutefois demandé le départ des troupes éthiopiennes. «Nous demandons à la communauté internationale de donner l'ordre à l'Éthiopie de partir et d'envoyer d'autres forces», a-t-il dit lors de la présentation du rapport d'Amnesty à Nairobi.

Achareh a par ailleurs appelé à la mise en place d'un tribunal international pour juger les auteurs de violations des droits de la personne en Somalie.

Amnesty dit avoir constaté depuis fin 2007 une augmentation du nombre de témoignages concernant des violations des droits commises contre des civils par les forces éthiopiennes qui ont aidé le gouvernement de transition à chasser les rebelles islamistes d'une grande partie du sud du pays, fin 2006. Ils font le plus souvent état de viols collectifs ou de meurtres de civils «égorgés comme des moutons».

Le mois dernier, selon Amnesty, les soldats éthiopiens ont tué 21 personnes dans le quartier d'Al Hidaaya à Mogadiscio. Sept des victimes ont eu la gorge tranchée. L'Éthiopie qualifie ces accusations de mensongères

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MessagePosté le: Jeu Juin 05, 2008 1:13 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Deux attentats dans la banlieue d'Alger, un kamikaze mort, 6 blessés
ALGÉRIE - 4 juin 2008 - par AFP


Deux attentats simultanés ont été perpétrés à Bordj El Kiffan, dans la banlieue est d'Alger, entraînant la mort d'un kamikaze et blessant six personnes, selon des informations recueillies auprès de sources sécuritaires et de témoins et par un journaliste de l'AFP.

Une attaque a visé une caserne de la garde républicaine, faisant un mort et au moins cinq blessés, selon les sources sécuritaires.

Il s'agit d'un attentat suicide impliquant un kamikaze dont le corps a été déchiqueté sous l'effet de l'explosion de la bombe, a constaté un journaliste de l'AFP.

Le kamikaze n'est pas parvenu jusqu'aux portes de la caserne qu'il visait dans le quartier du Lido, à Bordj El Kiffan, une plage populaire de la banlieue est d'Alger.

Simultanément, une autre bombe, de type artisanal, selon les premiers témoignages, a explosé à proximité d'un magasin et d'un café populaire connu sous le nom de Tamaris, dans le même quartier.

Cette attaque a fait au moins un blessé, selon des témoins.

D'importantes forces de police ont été déployées dans le quartier du Lido, où ont afflué aussi de nombreuses ambulances. Le Lido prolonge le site de la Foire internationale d'Alger, aux Pins Maritimes.

Ces deux attentats sont les premiers enregistrés dans le Grand-Alger, depuis ceux du 11 décembre 2007, qui avaient visé le siège du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) dans le quartier résidentiel de Hydra et le siège du Conseil constitutionnel à Ben Aknoun, sur les hauteurs de la capitale.

Les deux attentats avaient fait 41 morts, dont 17 employés de l'ONU, selon un bilan officiel.
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MessagePosté le: Ven Aoû 08, 2008 11:43 am    Sujet du message: Répondre en citant

La junte parle de démocratie mais réprime une manifestation
MAURITANIE - 8 août 2008 - par AFP


Le général Mohamed Ould Abdel Aziz, chef de la junte qui a renversé mercredi le président mauritanien, s'est posé jeudi en défenseur de la démocratie à l'issue d'une marche organisée pour le soutenir, alors que la police dispersait une manifestation dénonçant le coup d'Etat.

Au plan international, la pression s'accentuait sur la junte pour qu'elle remette en liberté le président Sidi Ould Cheikh Abdallahi et son Premier ministre Yahya Ould Ahmed Waghf cependant que les Etats-Unis annoncaient jeudi avoir suspendu leur aide bilatérale non-humanitaire à la Mauritanie, après avoir condamné le coup d'Etat mercredi.

Dans la nuit, le conseil de 11 militaires dirigé par le général Ould Abdel Aziz avait annoncé avoir "mis fin au pouvoir du président" élu en mars 2007. Il avait promis une élection présidentielle "libre et transparente" dans "une période qui sera la plus courte possible".

Une marche organisée en soutien aux putschistes a réuni jeudi à Nouakchott quelques centaines de véhicules et un millier de personnes qui ont défilé aux cris de "Aziz! Aziz!".

Le nouvel homme fort de Nouakchott a choisi de faire sa première apparition publique à la fin de ce rassemblement, où ses portraits géants étaient exhibés.

"Je m'engage à résoudre tous les problèmes qui se posent au pays, à faire régner la justice et l'égalité", a alors déclaré le militaire de 52 ans, coiffé d'un béret vert.

Puis il a affirmé: "Les forces armées demeureront au côté du peuple pour l'ancrage de la démocratie, ce sont elles qui l'ont apportée, elles s'engagent à y veiller".

Mais, quasiment au même moment, la police a dispersé "à coups de grenades lacrymogènes" un rassemblement en faveur du chef de l'Etat renversé, selon le secrétaire général du parti présidentiel, Mohamed Mahmoud Ould Dahmane.

"Nos militants étaient des centaines mais ils n'ont pas pu se regrouper", a-t-il affirmé à l'AFP, en protestant: "Ils autorisent une manifestation en leur faveur et répriment l'autre".

Cette manifestation contre le putsch était organisée par quatre partis politiques constitués en Front national pour la défense de la démocratie.

Dans son premier communiqué, ce Front a affirmé que Sidi Ould Cheikh Abdallahi restait le "seul et unique président légitime" et a invité les militaires "à regagner leurs casernes".

Premier président démocratiquement élu depuis l'indépendance du pays en 1960, le chef de l'Etat avait été arrêté mercredi juste après avoir annoncé le limogeage du général Ould Abdel Aziz et d'autres officiers supérieurs.

Le chef de la junte a reçu jeudi le secrétaire général de l'Union du Maghreb arabe (UMA), Habib Benyahya, chargé par le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi, qui assure la présidence tournante de l'UMA, "de se rendre en Mauritanie pour avoir plus d'informations" sur le coup d'Etat.

"Nous souhaitons bonheur et bonne chance à ce pays frère", s'est contenté de dire M. Benyahya au sortir de la rencontre qui constitue le premier contact extérieur direct du chef des putschistes depuis le coup d'Etat. Des émissaires de la Ligue arabe et de l'Union africaine sont attendus à Nouakchott à partir de vendredi.

L'UA a "exigé" la libération du président et "des autres personnalités arrêtées", ainsi que le "rétablissement sans délai des institutions que le peuple mauritanien s'est démocratiquement choisi".

A Bruxelles, la Commission européenne a demandé la libération du président et du Premier ministre, comme préalable à l'organisation de nouvelles élections.

"Nous ne disons pas que nous souhaitons de nouvelles élections, mais nous prenons note de l'annonce faite par les militaires", a précisé, embarrassé, le porte-parole John Clancy.

L'Egypte s'est dite "consternée" par le coup d'Etat, et la Ligue arabe faisait part de son "extrême" inquiétude. Une délégation de la Ligue arabe devait se rendre vendredi en Mauritanie pour tenter une "approche diplomatique directe avec les différentes parties".

La France, ex-puissance coloniale, a "réaffirmé sa totale condamnation du coup d'Etat inacceptable" et menacé la junte de "conséquences sur les relations" de ce pays avec l'Union européenne s'il n'y avait pas de "retour à la légalité constitutionnelle".

Paris "rejette" le "principe de nouvelles élections présidentielles" et souligne que le président Abdallahi, "élu démocratiquement en mars 2007", est "le président légitime de la Mauritanie", selon un communiqué de la présidence française.

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MessagePosté le: Ven Sep 12, 2008 1:41 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Pakistan - Etats-Unis : un jeu dangereux, par Frédéric Bobin
LE MONDE | 12.09.08 | 13h43 • Mis à jour le 12.09.08 | 13h43


es frappes avaient valeur d'avertissement. A quelques jours de l'élection, le 6 septembre, à la tête de l'Etat pakistanais d'Asif Ali Zardari, le veuf de Benazir Bhutto - assassinée le 27 décembre 2007 -, les troupes américaines opérant en Afghanistan ont mené une série de raids à l'intérieur même du territoire du Pakistan. Les attaques, qui visaient des chefs talibans ou des repaires d'Al-Qaida nichés dans ces zones tribales sanctuarisées, ont causé de lourdes pertes civiles et enflammé le nationalisme pakistanais.


La semonce américaine est explicite : si Islamabad ne "nettoie" pas ses zones tribales des foyers islamistes qui alimentent l'insurrection en Afghanistan, Washington s'en chargera tout seul. A peine investi, M. Zardari ne doit ainsi pas seulement faire face au défi taliban dans son pays. Il est aussi confronté à la tentation de l'escalade chez les Américains, qui imputent à la passivité du Pakistan, voire à son ambivalence, la recrudescence de la rébellion en Afghanistan. A l'heure où les Etats-Unis s'apprêtent à redéployer des troupes d'Irak vers l'Afghanistan - retour à la case départ ? -, cet index pointé sur Islamabad prend tout son sens.

Or il s'agit d'un jeu dangereux. Comme en Afghanistan, les victimes civiles "collatérales" de raids indiscriminés ne font qu'attiser la haine des forces occidentales au sein de populations pachtounes à la fierté ombrageuse qu'aucun conquérant n'est jamais parvenu à dompter à travers l'histoire. De plus, ces incursions sapent les efforts que les Pakistanais mènent eux-mêmes pour tenter d'endiguer l'activisme des talibans dans cette zone frontalière. Depuis deux ou trois mois, des offensives de grande envergure avaient été engagées dans la zone tribale de Bajaur ainsi que dans la vallée de Swat. Des résultats avaient été obtenus. Ces unités pakistanaises risquent de perdre tout crédit aux yeux des communautés locales en apparaissant comme des supplétifs d'envahisseurs violant la "souveraineté" du Pakistan.

Enfin, ces coups de boutoir américains fragilisent M. Zardari, qui incarne le retour des civils au pouvoir au Pakistan après neuf ans de règne militaire du général Pervez Musharraf. Nouveau chef d'Etat à l'assise encore précaire, l'héritier de la dynastie Bhutto n'avait sûrement pas besoin d'étrenner son mandat présidentiel avec de tels incidents. L'antiaméricanisme qui enfièvre le Pakistan l'atteint par ricochet, car il s'est bien gardé de protester avec véhémence, ligoté par une dépendance militaire et financière étroite à l'égard des Etats-Unis.

L'ex-président Musharraf devait une grande part de son impopularité au fait qu'il avait mis son pays - certes avec duplicité - au service de la "guerre contre la terreur" déclarée par George Bush au lendemain du 11-Septembre. Le même discrédit menace désormais M. Zardari. Laïc et libéral, il est déjà dans le collimateur des islamistes ultras. Issu de la minorité chiite, son cas s'aggrave aux yeux des groupes sunnites sectaires. Une proximité trop grande avec des Américains "envahisseurs" achèverait de le désigner comme l'homme à abattre.


LA HANTISE DE L'ENCERCLEMENT


Les Etats-Unis ont certes bien des raisons de s'impatienter. A défaut d'être la source de la crise afghane, les zones tribales pakistanaises en sont un des aliments. Islamabad n'a pas su, ou voulu, éradiquer les groupes talibans et les noyaux d'Al-Qaida qui y ont trouvé refuge. Une lourde équation géopolitique explique cette impuissance, ou cette mauvaise volonté. En premier lieu, la frontière afghano-pakistanaise (dite "ligne Durand", tracée par les Britanniques en 1893) traverse artificiellement des populations pachtounes qui ne l'ont jamais vraiment reconnue. Sa porosité est un défi permanent : les Américains en font les frais comme jadis les Soviétiques.

En second lieu, le statut administratif de ces zones au sein de l'Etat pakistanais en fait des entités quasi indépendantes, régies par l'ordre coutumier. La Constitution et la législation pakistanaises ne s'y appliquent pas. Islamabad s'est résolu à cette généreuse dévolution des pouvoirs pour mieux désamorcer un nationalisme pachtoune qui a en permanence menacé de déstabiliser sa frontière occidentale. Ce souci de ne pas s'aliéner les Pachtounes est d'autant plus fort que la construction nationale pakistanaise est fragile : l'islam partagé - raison d'être de la fondation du pays en 1947 sur les décombres de l'Empire britannique des Indes - n'a pas suffi à transcender des identités ethniques (pendjabie, sindhie, baloutche, mohajire, pachtoune) aux penchants centrifuges.

Mais cette géopolitique des zones tribales ne s'éclaire vraiment qu'au miroir du conflit avec l'Inde, l'ennemi historique. Depuis sa naissance, le Pakistan vit dans la hantise de l'encerclement : à l'est, la menace de l'Inde ; à l'ouest, le péril d'un Afghanistan attisant l'irrédentisme pachtoune (le "Pachtounistan"). Pour les Pakistanais, c'est trop. A leurs yeux, l'Afghanistan doit être impérativement inféodé, "finlandisé", afin d'ouvrir une profondeur stratégique vitale en cas de guerre avec l'Inde. Toute la doctrine stratégique d'Islamabad se résume à cette obsession.

Aussi le profil des maîtres de l'Afghanistan doit-il répondre à une triple caractéristique : ils doivent être des Pachtounes (maîtres à Kaboul, ils se détourneront d'un "Pachtounistan"), adeptes de l'islamisme (allergique au nationalisme) et installés par le Pakistan. A la veille de l'effondrement du régime communiste afghan en 1992, l'Inter Services Intelligence (ISI), les omnipotents services secrets de l'armée pakistanaise, avait parié sur Gulbuddine Hekmatyar. Ce fut un échec piteux. Dans les années 1994-1995, la solution de rechange vint des talibans, à l'époque mis sur orbite par Benazir Bhutto avec la complicité des Américains et des Saoudiens.

Depuis le 11-Septembre, Washington demande à Islamabad de traquer ses anciennes créatures. C'est forcément compliqué, surtout à un moment où le rôle joué par l'Inde en Afghanistan rallume la paranoïa de l'encerclement. Le réchauffement stratégique indo-américain, qu'illustre un récent accord de coopération nucléaire civile, avive ce sentiment d'insécurité.

Dans ces conditions, l'ISI - échappant largement au pouvoir civil - entend bien conserver ses pions, et ces derniers se trouvent pour l'heure dans les foyers talibans des zones tribales. Les Américains doivent comprendre la complexité de cette équation et jouer très finement s'ils veulent parvenir à leurs fins à la frontière afghane. Les récentes frappes ne vont pas franchement dans ce sens.


--------------------------------------------------------------------------------

Courriel : bobin@lemonde.fr.



Frédéric Bobin (Correspondant à New Delhi)
Article paru dans l'édition du 13.09.08

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