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Posté le: Jeu Sep 25, 2003 4:03 am Sujet du message: Encore inondations à tunis+photos
TUNIS (AFP) - Des trombes d'eau se sont abattues mercredi sur Tunis provoquant une importante perturbation de la circulation dans la capitale et dans des villes environnantes inondées.
Quatre-vingt-seize millimètres d'eau sont tombés en moins de deux heures mercredi sur Tunis dont certains quartiers du centre et en banlieues ont été submergés par les flots.
Les autorités ont prié les habitants de Tunis et des villes de l'Ariana, (nord), de la Manouba (ouest) et de Ben Arous (sud) "de ne pas quitter les lieux où ils se trouvent jusqu'à nouvel ordre", selon un communiqué du ministère de l'Intérieur.
La radio et la télévision ont diffusé des appels à la prudence, alertant la population sur les risques de circulation. Le tramway et les autobus se sont arrêtés et les sorties de Tunis étaient bloquées dans diverses directions, a-t-on constaté.
Des coupures d'électricité et de téléphone ont été signalées.
La circulation automobile a été interrompue entre Tunis et Bizerte (nord), entre Tunis et Béjà (nord-ouest), ainsi que sur des routes secondaires à la sortie nord de la capitale, ont indiqué les services de la Garde nationale.
D'importantes quantités de pluie avec chute de grêle par endroits ont été également enregistrées sur le nord et dans la région du Cap-bon (nord-est).
La météo prévoit de nouvelles chutes de pluies sur le nord, le Cap-bon et la côte est du pays pour la nuit de mercredi à jeudi.
Des quantités de pluies sans précédent depuis une cinquantaine d'années, avaient inondé mercredi et jeudi derniers Tunis et plusieurs localités au nord et au sud, provoquant quatre morts, selon un bilan officiel.
Les précipitations dépassant par endroits les 200 millimètres avaient causé d'importants dégâts et la supension des cours scolaires jeudi à Tunis. _________________ Si Satan existait, les religions seraient de son œuvre.
Discuter c’est comme boxer on se donne des coups et après on reste frères.
Du jamais vu sur le Grand Tunis : les intempéries des 17 et 18 septembre. Du jamais vu : les inondations qui ont bloqué et isolé des cités entières et coupé les plus grands axes de la Capitale. Pourquoi les canaux d’évacuation n’ont-ils pas joué leur rôle, pourquoi d’autres ont éclaté, qui en est responsable, quelle va être la facture et quelles solutions pour que ce spectacle désolant ne se répète plus ?
Voitures embourbées, d’autres enterrées. Un cimetière effondré. Des maisons ou des tunnels complètement inondés et des chaussées défoncées. Des cités coupées du monde. Des routes impraticables, des autoroutes envahies par l’eau et des réseaux téléphoniques hors service. Des zones sinistrées, des dégâts estimés à des centaines de millions de dinars, des familles évacuées et quatre personnes tuées. En un mot, Tunis est paralysé ! C’est clair, le constat suite aux intempéries exceptionnelles des mercredi et jeudi derniers est sombre. Voire très sombre.
Les réactions n’ont pas du tout tardé. Elles ont été extrêmement rapides, à commencer par le Président Zine El Abidine Ben Ali qui, après avoir suivi de près l’évolution de la situation, dès l’accentuation des perturbations atmosphériques, a donné ses directives à toutes les structures concernées, autorités régionales et locales, Protection civile, armée nationale, structures d’urgence et de secours, en vue de déployer tous les efforts pour garantir la sécurité des citoyens et prendre toutes les mesures nécessaires à même d’atténuer les répercussions de cette situation exceptionnelle.
Le jour même, soit le jeudi 18 septembre, il convoque un Conseil Ministériel pour examiner la situation engendrée par ces intempéries, en vue d’en limiter les dégâts et les conséquences.
Le Chef de l’Etat ordonne d’entreprendre une étude sur les causes de l’accumulation anormale des eaux dans certaines zones et axes principaux du district du Grand Tunis, et de formuler des propositions et des solutions à ce sujet, dans le but d’en limiter les conséquences et d’en prévenir l’acuité.
Les causes de l’accumulation anormale ! C’est cela qui intrigue! En attendant les résultats de l’étude ordonnée par le Président Ben Ali, nous avons essayé de trouver une réponse. Un semblant de réponse. Un bouc émissaire : le ministère de l’Equipement, l’Office National de l’Assainissement, les collectivités locales ?
A l’ONAS, un responsable essaie de nous éclairer, sans engager son office. Motif principal, le volume des précipitations qui ont atteint en quelques heures 200 millimères dépassait de loin les capacités du réseau. “ Bien que ce réseau soit construit en tenant compte du palier supérieur des volumes des crues enregistrées généralement en Tunisie ”, nous dit notre interlocuteur, rappelant qu’on n’a jamais connu de telles précipitations. Jamais ? “ Jamais ”, dit-il ! Pas convaincant !
Un grand promoteur immobilier privé de Tunis, quoique connu pour ses escarmouches régulières avec l’ONAS n’apporte pas de l’eau à notre moulin. C’est que selon lui l’Office ne peut être tenu pour responsable dans ce qu’il a appelé une catastrophe naturelle. “ Il faut voir combien ils sont exigeants et à cheval sur les normes quand on leur présente un dossier pour viabiliser une cité avec tout ce qu’elle présente comme réseaux d’évacuation d’eaux pluviales et usées ”. Il nous fait remarquer qu’avec toutes ces inondations, il n’y a pas eu d’eau sale et seuls les canaux d’eau pluviale ont débordé. Celles-ci auraient été mises en place selon les normes. Comment expliquer alors les débordements ? Ces cités inondées ? Ces routes coupées, ces voitures embourbées et ces personnes sinistrées? “ Quand on est au bas d’une falaise, les canaux existants doivent faire face au surplus extraordinaire d’eau de ce point, mais également à celui de toutes les régions supérieures en altitude avoisinantes. Avec la boue qui n’a fait qu’aggraver la situation, il y a eu une sorte d’effet domino ! ”.
Un effet domino qui a touché les cités les plus huppées et les routes les plus récemment construites. On pense notamment aux Berges du Lac, à La Marsa, à la Cité Ennasr ou encore à la GP9 et l’A1.
Seulement, ce serait oublier que pareils spectacles ne sont pas du tout exceptionnels pour plusieurs autres régions de Tunis. Avant même ces mercredi et jeudi pluvieux, l’Ariana était isolée suite à une pluie torrentielle, mardi. Il y a quelques semaines, des quartiers comme Douar Hicher, Ettadhamen, Ksar Saïd étaient coupées totalement de Tunis suite à une pluie ayant dépassé de peu la moyenne saisonnière. “ Ce n’est pas la première fois, c’est chaque année et à chaque petite pluie de 50 mm la même rengaine, on en parle maintenant parce que ça a touché les quartiers chics, nous dit le propriétaire d’une villa chèrement acquise dans une cité flambant neuf près de Douar Hicher” On n’ose pas le contredire, puisque nous l’avons constaté nous-mêmes ! Et des quartiers isolés et voitures embourbées, on en voit chaque hiver dans plusieurs cités populaires de Tunis. Parmi les raisons invoquées, on cite l’urbanisation massive de certaines collines autour de Tunis (comme El Menzah 9, Manar I et Ennasr I et II) qui empêche les terres de ces endroits d’absorber l’eau. C’est cette même eau qui descend au bas des collines pour aboutir à l’Ariana ou sur la route de La Marsa.
Que faut-il faire pour remédier à la situation ? Une source de l’ONAS parle de réhabilitation du réseau ou de mise en place de réseaux d’évacuation dans les zones qui n’en disposent pas. Coût estimé : 24 millions de dinars. On parle également d’extension du réseau et d’augmentation de capacité. Les zones concernées : Ariana, Tebourba et les cités longeant la route Tunis-Marsa. Mais, quel que soit le coût des travaux à effectuer, ils sont bien inférieurs aux coûts des dégâts causés. Tunis n’étant pas Venise, on doute fort (et des professionnels ne nous contrediront pas ce point) qu’on puisse consacrer des centaines de millions de dinars pour la réfection ou/et la construction d’un réseau neuf d’évacuation.
Seulement, il n’y a pas que cela. Car si des citoyens ont été lésés, ce n’est pas seulement à cause des caprices de Dame nature, puisque les réseaux d’évacuation n’ont pas bien assuré leur rôle. Or ces citoyens vont devoir payer les dégâts causés à leurs maisons, leurs voitures, leurs biens. Pour ce qui est des voitures, les compagnies d’assurance n’assurent rien. “ De tels risques ne sont pas couverts par les polices classiques d’assurance automobile”, nous confirme un agent général. Même pas ceux qui sont “assurés tous risques”, ce qui ne couvre que les accidents de la route. Pour les maisons, M. Anouar Zlitni, agent général de la Star Hammam-Lif, nous précise qu’il existe une assurance Multirisques habitation qui couvre cinq risques pour un montant tournant autour de 140 dinars / an. Pour le cas d’une maison moyenne avec 20.000 dinars de mobilier, l’assuré peut se voir, à la suite de ces intempéries, remboursé à 100%. Cette police couvre en plus des dégâts des eaux, le vol, les bris de glace, l’incendie et toute la responsabilité civile de l’assuré. En d’autres termes, la compagnie pourrait dédommager le sinistré et ses voisins si c’est la maison du premier qui a causé des dégâts aux seconds.
Mais ceux qui n’ont pas souscrit de police d’assurance, comme c’est le cas de l’écrasante majorité de la population ? Doivent-ils considérer ce qui s’est passé comme une fatalité leur imposant de prendre leur mal en patience ? Ou plutôt espérer qu’il y ait une aide publique comme on l’a vu dans d’autres régions (à Bousalem l’année dernière par exemple)? “ De telles pluies ne risquent pas de survenir à nouveau avant vingt ans, ose l’agent de l’ONAS, et d’ici là des mesures seront sûrement prises ”.
Le problème, c’est que de telles pluies, pour certains, arrivent chaque année. Et chaque année, ils passent à la caisse et doivent prendre leur mal en patience ! Il est donc urgent de remédier au plus vite au problème. A commencer par les cités qui connaissent régulièrement les sinistres.
Et ces cités ne connaissent pas sytématiquement la grande vitesse de réaction qu’on a vue lors des dernières intempéries. Des moyens extraordinaires ont été mobilisés pour faire face et aider les sinistrés. L’armée, les agents de la Protection civile, des municipalités, de l’ONAS ou de l’Equipement méritent vraiment d’être salués pour les grands efforts fournis pour secourir et assister leurs compatriotes. Jusqu’à dimanche dernier, ministère de la Défense et Protection civile continuaient leur travail titanesque pour dégager les voies et venir en aide, comme nous avons pu le voir du côté de la Soukra où une cité entière a été totalement isolée. On a dû mettre en place en urgence un pont en bois pour permettre aux résidents de quitter les lieux et accéder à la route principale. C’est cette vitesse de réaction qui manque dans plusieurs autres quartiers lors des pluies ordinaires qui ont presque le même effet sur les citoyens que ces dernières intempéries.
salut moéz
Toujours avec tes beaux articles, je ne sais pas où est ce que tu les déniches. Mais merci de nous en faire profiter. On les lit avec beaucoup d’attention et on a rien à dire la dessus
Merci encore
lkm _________________ Si Satan existait, les religions seraient de son œuvre.
Discuter c’est comme boxer on se donne des coups et après on reste frères.
Inscrit le: Aug 10, 2003 Messages: 4031 Localisation: IL SUFFIT DE LE VOULOIR ET CE NE SERA PAS QU'UN REVE ! THEODOR HERTZEL.
Posté le: Jeu Oct 02, 2003 8:34 pm Sujet du message:
hello Drizzt,
je reçois beaucoup de news letters sur les divers sujets qui m'interressent et donc il suffit de les lires et quand il y a besoin je les mets sur le forum...
surfer du net oui surement mais surfer en mer la je te dirais no...
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