Posté le: Lun Jan 26, 2004 4:45 pm Sujet du message: VOILE : l'arbre ou la forêt ???
L'arbre ou la forêt ?
Depuis les années 70 la société française se fissure pour éclater ici ou là (ghettos urbains, vote FN, chômage, voile...). Mais les media ne traitent jamais le contexte de ces contradictions violentes. C'est plus que jamais le cas pour le voile et le débat fumeux qui agite le cirque médiatique. Intéressés aux voix qu'ils pourraient récolter en se prononçant pour ou contre cette loi les politiciens et les groupes activistes divers sont des ennemis bien trop complémentaires pour espérer une sortie par le haut. Le tout sur fond de fragilité du pouvoir politique.
Refusant pertinemment de poser à plat les vrais problèmes (crise économique, abandon de souveraineté, libre-échange...) le pouvoir et ses prétendus adversaires trouvent intérêt à une guerre civile froide... Diviser pour régner ? Après de Gaulle, Machiavel ?
1) Diviser pour...
Le contexte dans lequel a été annoncé la loi sur le voile n'est jamais rappelé ou préciser par les media, pourtant, il est déterminant pour comprendre les enjeux de la polémique actuelle.
Sur le moyen terme la "crise du politique" est une donnée majeure. Depuis le milieu des années 1980 les électeurs ont tendance à lourdement "sanctionner" les partis de gouvernement : abstention, émergence de partis autoritaires, alternances... Les élites politiques sont soumises à une pression énorme de la part des électeurs, des media, des lobbies. Aussitôt aux affaires le pouvoir leur échappe. Ce phénomène inquiétant est à associer à la politique économique qui réduit de plus en plus les capacités d'action des gouvernements.
Sur le court terme on aboutit à une crise structurelle qui se nourrit elle-même pour atteindre un sommet avec les présidentielles de 2002. Les deux tours sont aussi riches d'enseignement sur l'état du pouvoir : premièrement une politique libérale ne mène qu'à la décomposition sociale et donc à la désintégration des partis politiques dits "classiques" (disparition des militants, financements occultes, brouillage du discours...). Ces partis sont très capables de gérer une situation stable, mais incapables de gérer une situation de crise. Outre le succès apparent du candidat du FN, le 21 avril 2002 a surtout montré une érosion inédite des voix du candidat le plus implanté dans l'appareil d'Etat : Chirac. Avec 19 % des votants (moins de 15 % des inscrits) Chirac réalise un score minable pour un président sortant. Même analyse pour Jospin avec un score à peine moins important...
Et le 5 mai face à un candidat peu sérieux le même Chirac réalise le meilleur score de toute l'histoire des républiques françaises. La République en sort-elle renforcée ? Cela aurait été le cas si Chirac n°2 avait profité de cet électrochoc pour changer réellement de politique en revenant par exemple aux sources du gaullisme (planifications, nationalisations, industrialisation). Au lieu de ça il a délibérément poursuivi la politique de la prétendue "gauche plurielle" : privatisations, abandon de souveraineté, croupissement social, tyrannie patronale, et corruption généralisée. Petit à petit le pouvoir abandonne aux secteurs privés (national et international) des espaces entiers de souveraineté, favorisant ainsi les crises économiques de demain et générant des millions d'exclus.
Cette politique de la pourriture génère obligatoirement du mécontentement et cela bien au-delà des groupes traditionnellement hostiles à la "droite" (petits bourgeois urbains cultivés). Les clientèles habituelles du gaullisme à papa souffrent autant que les ouvriers sous la gauche plurielle : petits commerçants, cadres, hauts focntionnaires, petits patrons, chasseurs, moyens et gros paysans, etc. Tout le monde pâtit de la politique dictée par des trusts aussi anonymes qu'agressifs.
Ce mécontentement général et inorganisé prend des formes variées et temporaires : la dernière grande secousse aura été les manifestations monstres contre la "réforme" des retraites. Il s'en est fallu de peu pour que la situation bascule vers un nouveau Mai 68. Dans cet épisode classique de la lutte des classes (salariés contre patronat) les baudruches médiatiques habituelles furent dépassées : disparition du FN, oublie de l'insécurité...
Que peut faire le pouvoir face à un tel magma ?
Les recettes classiques des gouvernements faibles existent toujours : journalistes révérencieux, réseaux occultes, subventions des "amis", spectacles, etc. Mais le gros de la population ne marche plus. Le roi est nu.
Comprenant confusément cela la présidence s'est drapée dans les habits rapiécés de l'unanimité. Après le rempart des valeurs de la République, voilà le quinquennat placé sous les auspices de la lutte contre le cancer, pour l'écologie, le droit des handicapés, la violence routière, etc. Que des masques vides destinés à creuser un écart artificiel entre des ministres laids et impopulaires et un roi juste et bon.
2) ... Régner ?
C'est entre une grève générale presque réussie et une défaite certaine aux élections régionales que le "débat" sur le voile est passé des journaux télé aux salons présidentiels avant de reprendre le chemin inverse.
Prenant la gauche à son propre piège, la présidence a jugé bon de s'arroger un nouveau monopole du bien : la laïcité. Electeur de gauche, de droite et des extrêmes peuvent aisément se retrouver derrière la défense d'un si haut principe. Et pourquoi pas mouiller un maximum de gens dans une commission aux entretiens retentissants ? Si on mesure le traitement médiatique de la question on s'aperçoit vite que le chômage et la situation sociale passent très vite au second plan... Et silence total sur l'économie des quartiers qui voient fleurir les voiles. La question se pose sous une forme très libérale : les principes, le contrat et le droit sans rapport avec la société ou les contraintes.
Chaque spécialiste a, selon sa discipline, une idée plus ou moins défendable sur le voile. L'éclatement de la galaxie féministe et gauchiste illustre bien le trouble qui saisit les militants professionnels devant la recrudescence des voiles. Alors que LO milite avec des féministes orthodoxes pour une interdiction du voile dans l'espace scolaire, les "alternatifs" et la LCR accusent davantage l'Etat d'exclure des enfants finalement comme les autres, etc. Et ce genre de débats fumeux se retrouvent dans toutes les familles politiques et dans les syndicats enseignants. Comme si une position majoritaire en la matière pouvait restaurer la concorde.
Et que dire du caractère "protecteur", "identitaire", "religieux" du voile brandi par des porte-parole tonitruants ? Se positionner sur le terrain religieux ou sexuel (pudeur de la croyante contre la bave des mâles) c'est déjà perdre la bataille car les responsables politiques du XXI°s n'ont pas à légiférer avec ce type d'arguments en tête pour la simple et bonne raison qu'au Maghreb-même le voile n'est déjà plus une affaire religieuse : porter le voile c'est signifier l'appartenance à un rang social (femme mariée, mère de famille), une classe sociale (selon la qualité et la richesse du voile), une posture politique (contestation islamiste). Dans les trois cas le port du voile ou son rejet résulte non d'arguments intellectuels, mais d'un vécu social et d'une position dans la société. Le côté religieux n'est qu'un argument postérieur : on ne porte pas le voile pour des raisons religieuses, mais pour des raisons sociales.
Qu'en est-il en France ?
Deux décennies après avoir abandonné tout rôle redistributif, l'Etat post-keynésien récolte ce qu'il a semé : la discorde. Espérant que les immigrés seraient les seuls exclus de la politique de stagnation économique les responsables politiques n'imaginaient pas que ces masses d'exclus parqués dans des ghettos urbains gigantesques s'agiteraient autrement que par une délinquance de bas étage. Or cette délinquance ne gêne pas grand monde : elle touche des citoyens eux-aussi exclus économiquement et participe au grand casino libre-échangiste. Du Maghreb aux Pays-Bas, les jeunes de banlieues les plus inventifs trouvent des ressources vitales pour le quartier en alimentant la petite et moyenne bourgeoise en produits exotiques si mal interdits. Qui cela dérange-t-il ?
Si la situation en était restée là les politiciens ne s'en seraient jamais préoccupés. Et quand les premières affaires de voile ont défrayé la chronique au début des années 90 il n'était pas question de donner raison aux fonctionnaires soucieux de faire respecter un peu de neutralité à l'école. Désarmés par le charabia libéralo-pédagogiste les enseignants furent bien des derniers soutenus par leur hiérarchie. Pour apeurer les électeurs bourgeois rien de tel que quelques indigènes remuants... La gauche a passé son temps à jouer avec le "méchant" FN pour rallier les voix des banlieues jusqu'au jour au Chirac leur a volé leur jouet... Au milieu de ce maëlstrom il est peu étonnant qu'une génération marginalement soit contaminée par une sorte de "gauchisme" vert, à la fois revendicatif, violent et surtout découplé des réalités sociales réelles.
Les politiciens les plus lucides réalisent bien que cette loi ne résoudra rien. Elle confortera quelques réactionnaires dans leur hostilité à la République et poussera les plus abrutis dans une violence qui, dans ces espaces urbains misérables, paient tellement plus vite que le reste.
Ainsi ce qui était comparable aux strings apparents ou à l'essor de la pornographie amateur (une "démocratisation" de signes provocateurs élitistes) va devenir un enjeu politique sans débat, une carotte médiatique récurrente et un immense paravent pour la question sociale qui peut, seule, résoudre le problème. Dans une société de croissance et d'emploi ces filles, réduites à la marginalité vestimentaire pour tromper le néant social qui les attend, auraient une porte de sortie.
Le voile est une sorte de fuite en avant, un féminisme réactionnaire qui crie "j'existe" dans un monde où le paraître à remplacer l'être faute de travail et de revendications collectives. C'est pour cela que les groupuscules musulmans modérés comme radicaux ne sont que les avatars des fissures qui fragilisent les droits collectifs. Seul l'intelligent Tariq Ramadan attire l'attention sur le caractère social de la République, les autres leaders musulmans préfèrent ignorer cette dimension nécessairement intégratrice. Quand la France salariée manifestait pour défendre les retraites et autres droits sociaux où étaient les femmes voilées ? Déjà très massivement exclues du monde du travail (le seul monde où peuvent se rejoindre l'individu et le collectif) les femmes voilées et leurs équivalents barbus sont déjà dans une logique de ghettoïsation où la question n'est plus sociale mais infra-sociale et tribale.
Renforcer les pouvoirs de la police ou garantir la laïcité est plutôt une bonne stratégie, mais réduite à cela, sans moyens et surtout au milieu d'une véritable casse sociale on ne peut que souligner la démagogie et l'incohérence de telles mesures.
3) La République éclatée
Quand les victoires collectives ont cessé d'êtres possibles (fin des années 70) la société s'est petit à petit fissurée et une génération après on trouve un peu partout, dans les angles morts de la société de marché le "retour du refoulé". Réduite à la misère, la Corse agonise sous les coups de factions berlusconiennes. La Bretagne redécouvre et surtout réinvente une langue bretonne sans issue sinon celle de rejeter l'héritage commun. Les départements basques veulent fusionner. Le Nord ou l'Est accumulent des espaces de misère sans équivalent en Europe occidentale sur fond d'euro-régions... La région Centre qui n'a jamais été qu'une annexe du domaine royal parisien se cherche un nom alors que le sud-ouest lorgne sur la si puissante Catalogne, etc.
Seule république "indivisible" d'Europe, la France se trouve tiraillée entre les diktats humiliants de l'Europe (interdiction d'avoir une politique économique, monétaire et fiscale) et l'éclatement du consensus social local.
Incapable de traiter les causes (libéralisme économique et abandon de souveraineté), les politiciens locaux traitent les conséquences, ils achètent une paix sociale très relative à coups de subventions et d'allocations qui, tel un racket géant, alimente le mal au lieu de le soigner. L'exemple des allocations familiales est éloquent : elles sont totalement déresponsabilisées de toute obligation scolaire.
Et pendant que les militants de tous poils se déchirent pour le gâteau électoral du voile (être contre et gagner des voix "islamophobes" ou être pour et pactiser avec les gauchistes verts ?) les trusts américains, la bourgeoisie bien française et l'Europe libre-échangiste se partagent discrètement le pactole des droits ouvriers (retraites, sécurité sociale, entreprises d'Etat...).
Cette nouvelle guerre civile froide n'en est donc qu'à ses débuts. Les adversaires en présence sont bien trop complémentaires pour disparaître : le FN est absolument nécessaire à l'autre camp du deuxième tour et les Tartuffes musulmans ou les "racailles" de la télé sont bien trop indispensables au premier tour...
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Posté le: Mer Jan 28, 2004 10:18 am Sujet du message:
Salut Terouga
Les constats que tu fais dans ton analyse politique sont assez juste. Cependant je les trouve caricaturales. A te croire, on dirait qu’on est gouverné par une bande d’incompétants, bons à rien à tel point que l’affaire du voile leur fait oublié les autres problèmes à régler !!
Mais là où je suis en désaccord total ave toi c justement sur la question du voile.
Déjà en ce qui concerne le Maghreb tu dis :
Terouga a écrit:
porter le voile c'est signifier l'appartenance à un rang social (femme mariée, mère de famille), une classe sociale (selon la qualité et la richesse du voile), une posture politique (contestation islamiste). Dans les trois cas le port du voile ou son rejet résulte non d'arguments intellectuels, mais d'un vécu social et d'une position dans la société. Le côté religieux n'est qu'un argument postérieur : on ne porte pas le voile pour des raisons religieuses, mais pour des raisons sociales.
Et bien à lire cela je me demande si tu connais le Maghreb autrement que par les 2 semaines de vacances que tu passes dans je sais pas quel club !! Alors pour toi le voile est porté comme signe d’appartenance sociale. Pour info, il y a des vêtements traditionnels maghrébins pour cela qui n’ont rien à voir avec le voile comme le sefsari… Et puis là où tu m’épates c quand tu vois dans la contestation islamiste une posture purement politique !! Bon là je me demande aussi si tu connais bien l’islam ??
Terouga a écrit:
Les politiciens les plus lucides réalisent bien que cette loi ne résoudra rien. Elle confortera quelques réactionnaires dans leur hostilité à la République et poussera les plus abrutis dans une violence qui, dans ces espaces urbains misérables, paient tellement plus vite que le reste.
Ne résoudra rien ça c toi qui le dit, ça m’étonnerait que ça soit le cas des politiciens lucides !!
Car ces derniers savent très bien qu’il ne faut baisser les bras devant la percée islamiste surtout quand elle prend pour cible des structures fondamentales de la République comme l’école. Ces politiciens savent très bien aussi que cette loi viendra en soutien aux filles qui se trouvent obligées de porter le voile avec toutes les conséquences qui en suivent. Ces politiques lucides savent aussi que cette loi ne résoudra PAS TOUT, grosse différence avec ne résoudra RIEN et qu’il faut qu’elle soit accompagnés d'une politique sociale solide et une compagne de sensibilisation sur les valeurs de la république.
Bon je laisserai les autres intervenir car moi j’ai un peu marre de répéter tout le temps la même chose. _________________ "Referme ton Coran. Pense et regarde librement le ciel et la terre." Omar Khayyam (1048-1122)
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Posté le: Mer Jan 28, 2004 12:05 pm Sujet du message:
Hello,
Ces politiciens savent très bien aussi que cette loi viendra en soutien aux filles qui se trouvent obligées de porter le voile avec toutes les conséquences qui en suivent.
Je crois Terouga qu'il faut que tu parles avec des filles de ni putes ni soumises et puis te posé une questions, Pourquoi les jeunes hommes ou les gamins passent leurs a critiqués cette association ?? Car leur condition de vie vaut la peine d'etre ecouté !!
L'islam a pour but d'Islamisé l'Europe, c'est pour cela qu'ils ralent en se moment sur le projet de loi, car ils ont peurs que cela fassent boulent de neige, bref que tous les pays Europeen fasse de meme ou pires qu'une reglementation Europeenne prenne position contre le voile en declarant de maniere claire que c'est un signe de soumission a l'homme.
Pour terminer avec se paragraphe, j'ai lut sur divers site integristes islamique qu'ils s'interessent de pres a notre arsenal nucleaire !!! ( je l'ai chopé sur oumma mais je n'arrive plus a retrouve le lien) cela dit c'est peut etre l'oeuvre d'un desequilibré mais ....
Drizzt _________________ Qui a coulé le Titanic?
iceberg, encore un juif...
Posté le: Mer Jan 28, 2004 12:44 pm Sujet du message:
Bonjour à tous
Bonjour Drizzt tu as ecris:
Citation:
j'ai lut sur divers site integristes islamique qu'ils s'interessent de pres a notre arsenal nucleaire !!!
Ca n'est pas étonnent qu'ils si interressent, s'ils parviennent à mettre la main dessus avec les clés qui vont avec, l'oumma deviendra possible avec cette arme bien sur, et le monde n'aura qu'à bien se tenir
Posté le: Mer Jan 28, 2004 3:56 pm Sujet du message:
MERCI de vos commentaires.
Inutile d'être agressif néanmoins. Je suis d'accord avec ce que dit Joeblack par exemple et ne suis pas contre la loi, au contraire. Simplement pour LUTTER vraiment contre l'intégrisme il faut plus qu'une loi, une politique d'envergure qui s'en prenne aux racines du mal... Et nous en sommes loin.
Pour le voile au Maghreb je n'ai pas trop compris la critique : je répète que le voile au Maghreb comme ailleurs est très majoritairement un signe "culturel" qui découle d'un vécu économique. Ni plus, ni moins.
Quant à "ni P, ni S" je ne vois pas vraiment l'intérêt de seulement se plaindre sans rien proposer de global. _________________ OSER comprendre
Inscrit le: May 01, 2003 Messages: 789 Localisation: Paris
Posté le: Ven Jan 30, 2004 12:05 am Sujet du message:
Salut Terouga
J’ai rien contre ta personne. J’interviens juste quand il y a des informations fausses sur le forum. Car figure toi, il y a beaucoup de gens qui le lisent et je ne veux pas qu’ils aillent propager de l’intox, déjà qu’il y en a pas mal autour de nous. A toi aussi la prochaine fois de bien vérifier tes propos avant de les avancer. Car ce que tu dis au sujet du voile au Maghreb est faux.
Depuis quand le voile est une affaire de tradition ?? Si tu me parles de sefsari malia ou autre habit traditionnel nord africains, et cela dans certaines régions ou à la campagne, là je peux te croire. Mais quand tu dis que c’est le cas du voile. Excuse moi tu dois pas trop connaître ni le Maghreb ni l’islam.
Saches que le voile portée par les jeunes filles n’a rien à avoir avec notre tradition vestimentaire. Celle qui le porte est automatiquement classée comme islamiste affichant son appartenance religieuse et politique. Il y a aussi celle qui le portent pour crier haut et fort qu’elles sont de bonnes musulmanes ou pour donner l’impression qu’elle sont des saintes ni touche afin de se trouver un mari.
Donc tu confonds les choses, le voile n’a rien à voir avec notre tradition. _________________ "Referme ton Coran. Pense et regarde librement le ciel et la terre." Omar Khayyam (1048-1122)
Posté le: Sam Jan 31, 2004 8:38 am Sujet du message:
Merci de tes précisions, mais je n'avais pas vraiment l'impression de dire autre chose dans mon texte...
Tradition ? Le concept est vague en effet. Moi, je vois derrière le voile un positionnement "économique / social" et cela rejoint tout à fait ce que tu dis plus haut.
Un dernier détail, que penser des "vieilles" arabes (dans le genre de ma belle-mère) d'origine rurale et qui porte toujours leur voile ? Tradition ou réaction ?
Merci, à bientôt _________________ OSER comprendre
Posté le: Sam Jan 31, 2004 12:13 pm Sujet du message:
Bonjour à tous,
Salut Terouga et JoeBlack,
Permettez-moi d'intervenir dans votre discussion.
- En ce qui concerne les musulmanes d'un certain âge, le voile a deux apects : le principe de porter le voile a une signification et une origine religieuses et la manière de le porter a une signification et une origine culturelles. En effet, les femmes d'Alger, d'Oran, de Constantine ou du sud algérien portent des voiles très différents les uns des autres.
- En ce qui concerne le voile porté par les jeunes filles actuelles, je rejoins un peu le point de vue de JoeBlack.
Brahim
_______________
Qui sommes-nous ? D'où venons-nous ? Où allons-nous ?
Inscrit le: Aug 10, 2003 Messages: 4031 Localisation: IL SUFFIT DE LE VOULOIR ET CE NE SERA PAS QU'UN REVE ! THEODOR HERTZEL.
Posté le: Mar Mar 15, 2005 3:07 am Sujet du message:
L'intégration voilée
LE MONDE | 14.03.05 | 16h20
Un an après l'adoption de la loi du 15 mars 2004 interdisant le port ostensible de signes d'appartenance religieuse, le psychodrame français à propos du voile islamique semble bien loin. S'il est encore trop tôt pour dresser un bilan complet, on peut néanmoins se rapporter aux données chiffrées du ministère de l'éducation nationale. Ce dernier indique que le nombre d'élèves manifestant ostensiblement une appartenance religieuse est passé de 1 500 en 2004 à 639 cette année. "Plus de 550 de ces situations ont trouvé une solution par le dialogue", a précisé François Fillon, ministre de l'éducation nationale. Les cas difficiles concernent finalement une centaine d'élèves. Une soixantaine de jeunes filles se sont inscrites dans le privé ou au Centre national d'enseignement à distance (CNED) et 48 élèves ont été exclues depuis la rentrée scolaire pour non-respect de la loi.
Ce premier bilan apparaît assez largement positif. Les partisans de la loi, au nom d'une certaine idée de la République, peuvent considérer que leur conception autoritaire de la laïcité a marqué un net coup d'arrêt à une politique hésitante, voire laxiste, dans les établissements scolaires. Les plus dubitatifs sur la nécessité de cette législation pourront parler d'"orgasme républicain" sans grande portée, selon l'expression du sociologue Jean Bauberot.
Il reste que la loi s'est imposée et qu'elle est mieux acceptée que l'on pouvait se l'imaginer. Deux événements de nature très différente y ont contribué. D'abord, l'existence d'un Conseil français du culte musulman (CFCM), né au forceps en 2003, sous l'autorité du ministre de l'intérieur de l'époque, Nicolas Sarkozy, après bien des tentatives de ses prédécesseurs. Ensuite la demande d'abrogation de la loi formulée par les ravisseurs de Christian Chesnot et de Georges Malbrunot, retenus en otage en Irak à l'automne 2004.
Paradoxalement, l'exigence des geôliers des deux journalistes, en pleine rentrée scolaire, fédéra l'ensemble des Français. Les principaux membres du CFCM furent les premiers à manifester leur émotion et à entreprendre une pédagogie de la loi en direction du monde arabo-musulman. Du défi d'une infime minorité, on passait au civisme d'une immense majorité. A court et moyen terme, la France, premier pays musulman d'Europe par sa démographie, parvenait à faire entendre son souci de vivre en cohérence avec son histoire, forgée progressivement depuis la fin du XVIIIe siècle sur une mise à distance du religieux par rapport au politique.
La volonté du législateur, pourtant, ne peut se cantonner à la répression. Interdire le voile pour obtenir une égalité de traitement entre filles et garçons sera d'autant mieux compris si le souci d'intégration ne se limite pas à un slogan. Le renoncement à un signe religieux constitutif d'une identité ou d'une quête mérite en retour une ouverture, une considération et un respect de tous les acteurs de la société qui ne sont pas encore au rendez-vous.
• ARTICLE PARU DANS L'EDITION DU 15.03.05
Inscrit le: Aug 10, 2003 Messages: 4031 Localisation: IL SUFFIT DE LE VOULOIR ET CE NE SERA PAS QU'UN REVE ! THEODOR HERTZEL.
Posté le: Mar Mar 15, 2005 3:12 am Sujet du message:
Un an après la "loi sur le voile", les difficultés des élèves exclues
LE MONDE | 14.03.05 | 15h11 • MIS A JOUR LE 14.03.05 | 17h20
Entrée en vigueur à la rentrée 2004, la loi interdisant le port ostensible de signes religieux dans l'enceinte scolaire a conduit à l'exclusion de 47 jeunes filles de leur collège ou de leur lycée, selon le ministère de l'éducation. 550 auraient "trouvé une solution par le dialogue"
Strasbourg et Mulhouse de notre envoyée spéciale
Dounia et Khouloud, 12 ans, ont été, le 19 octobre 2004, les deux premières élèves exclues de leur collège pour avoir refusé d'ôter leur foulard conformément à la loi promulguée il y a un an, le 15 mars 2004 (Le Monde du 21 octobre 2004).
Toutes deux scolarisées en cinquième au collège Jean-Macé de Mulhouse, ces deux Françaises d'origine algérienne étaient jusqu'à cette date parfaitement intégrées dans leur classe. Khouloud, excellente élève, en était même la déléguée. Cinq mois après leur exclusion, ni l'une, ni l'autre ne regrettent leur choix, même si elles en souffrent.
Adoptée par le Parlement à la quasi-unanimité, la loi interdisant le port ostensible de signes religieux à l'école, parfois appelée "loi sur le voile", avait été précédée de vifs débats. Au terme de plusieurs mois d'auditions, son principe avait été défendu par la quasi-totalité des sages de la commission Stasi.
Entrée en vigueur à la rentrée 2004, elle a, selon le ministère de l'éducation nationale, conduit à ce jour à l'exclusion de 47 jeunes filles voilées, sans compter les élèves inscrites au Centre national d'enseignement à distance (CNED) qui ne sont pas passées par un conseil de discipline et les abandons d'étude. Révoltées, blessées dans leur intimité, ces jeunes filles disent ne pas regretter leur décision mais souffrent de leur isolement et éprouvent des difficultés à poursuivre leur scolarité en dehors de leur établissement.
A Mulhouse, réunies dans le salon familial, vendredi 11 mars, dans une HLM de la cité des Coteaux. Dounia et Khouloud, de même que Manèle, la sœur de Dounia, 17 ans, en première S, et Sarra, une de leurs amies, 16 ans, en seconde, sont toutes inscrites au CNED. "C'est difficile, explique Dounia. Mon collège me manque. Avec mes copines, ce n'est plus comme avant. On n'a plus grand-chose à se dire."
Dans la chambre de Dounia et Manèle, les emplois du temps sont affichés au-dessus de leurs bureaux. "Dounia arrive à s'y tenir. Pour Manèle, c'est beaucoup plus difficile", indique leur mère. "On a eu des propositions d'aide à la scolarisation par des structures associatives musulmanes, précise leur père. Mais on a peur de la récupération. Nous donnons une éducation citoyenne à nos enfants. Répondre à des sollicitations communautaires les ferait sortir de cette citoyenneté."
Alors les solidarités ont été mobilisées. Il y a Naïma, une amie qui donne des cours d'arabe, une matière qu'elle enseigne dans un centre culturel. Le père de Sarra assure les cours de mathématiques, qu'il enseigne dans le secondaire. Sa mère, jadis professeur de physique et de technologie en Algérie, apporte son soutien dans cette matière. Le père de Dounia et Manèle prend en charge le français et l'histoire-géographie.
"Quand on sort dans la rue, les voisins ne nous disent plus bonjour, lâche Khouloud, le visage ceint d'un grand voile noire qui lui descend sur les épaules. Ils croient que ce sont nos parents qui nous imposent le voile." "Je me battrai jusqu'au bout, assure-t-elle avant de fondre en larmes et d'avouer qu'elle est "complètement démotivée". Le père de Dounia et Manèle : "On a institutionnalisé le rejet et nous souffrons à travers la souffrance de nos enfants."
"IL FAIT PARTIE DE MOI"
A Strasbourg, Sarra, 15 ans, fait elle aussi partie de ces jeunes filles qui ont été exclues parce qu'elles refusaient d'enlever leur foulard. Inscrite en seconde au Centre national d'enseignement à distance (CNED), cette jeune fille d'origine tunisienne suit des cours de soutien scolaire à la Grande Mosquée et dans les locaux mis à disposition d'une association par la mosquée turque, Eyyoub Sultan.
Fin septembre, elle a quitté le lycée Jean-Monnet sans passer par un conseil de discipline. Le proviseur a proposé à ses parents de signer une lettre demandant directement la scolarisation de leur fille au CNED.
Auparavant, Sarra voulait être sage-femme. Son éviction du lycée l'a fait changer d'avis : elle veut désormais être avocate, "pour aider les gens qui peuvent être victimes d'injustice", dit-elle, comme elle estime l'avoir été. "J'ai porté mon voile de la sixième à la troisième sans difficulté et puis il y a eu cette loi et on m'a interdit de le porter. Mes parents m'ont dit de l'enlever mais j'ai refusé. Il fait partie de moi. Je suis très mal à l'aise sans."
Comme Sarra, Khadija, 16 ans, d'origine marocaine, ne regrette pas son choix mais l'ambiance de la classe. "La mosquée c'est plus sérieux", dit-elle. "Comme on n'est pas plus de quatre en cours, le prof peut aller plus vite, ajoute Sarra. Mais on a tellement de retard. On a perdu au moins un trimestre."
A la Grande Mosquée, les salles de cours sont installées au premier étage autour d'un patio. Une bénévole, diplômée de l'Institut d'études politiques, donne un cours d'histoire à une adolescente de 16 ans, d'origine turque, inscrite au CNED en première année de BEP comptabilité. La jeune fille peine sur un cours consacré à l'Europe de 1945 à nos jours. "C'est dur, confirme l'adolescente. Au début, j'étais complètement démoralisée, maintenant ça va mieux. Mais je ne suis pas sûre que j'obtiendrai mon BEP."
Dans la salle voisine, un étudiant en aménagement du territoire, d'origine marocaine, donne un cours de géographie : "Je ne serai pas étonné si quelques-unes arrêtaient en cours de route, dit-il. Ce n'est pas une vraie école ici. Elles manquent de cadres."
Habiba Al-Aabqary, enseignante d'arabe aux enfants à la Grande Mosquée, coordonne les cours dispensés aux jeunes filles voilées. Le regard pétillant, cette Marocaine au foulard beige, sympathisante du collectif Une école pour tous et toutes, opposé à la loi du 15 mars, a réussi à réunir une vingtaine de bénévoles - étudiants, enseignants, infirmière, médecins - pour soutenir les seize adolescentes qui suivent les cours.
"Ce n'est pas évident, explique-t-elle. Deux jeunes filles n'ont pas pu rester car je ne trouvais pas de professeurs de couture, une autre en BTS a elle aussi abandonné." Titulaire d'une maîtrise de physique-chimie, passée "avec son foulard", Habiba Al-Aabqary se défend de faire du prosélytisme auprès des adolescentes voilées. "Nous ne faisons pas de publicité. Mais toutes les portes leur ont été fermées. Seules les mosquées leur sont ouvertes."
Les adolescentes ne risquent-elles pas de basculer dans le radicalisme religieux ? "Nous nous en tenons aux programmes du CNED et les filles n'ont pas une seule seconde de cours de religion", explique Mme Aabqary, dont la fille de 16 ans, en première S, ne porte pas le foulard. "On veut que nos filles soient lettrées, ajoute-t-elle, en déplorant le cas de deux adolescentes envoyées par leur famille en Turquie. Elles ont la rage de réussir et j'espère de tout mon cœur que ces adolescentes, que je considère comme mes filles, ne deviendront pas des mères aigries. Ce sont des filles d'ici, des Françaises à part entière."
Inscrit le: Aug 10, 2003 Messages: 4031 Localisation: IL SUFFIT DE LE VOULOIR ET CE NE SERA PAS QU'UN REVE ! THEODOR HERTZEL.
Posté le: Sam Mar 19, 2005 3:36 pm Sujet du message:
GRENOBLE, 16 mars 2005 (AFP) - Une employée municipale de Meylan (Isère) mise à pied pour port du foulard
Une femme de ménage employée par la ville de Meylan (Isère), suspendue de ses fonctions le 13 novembre au retour d'un congé maternité car elle portait un foulard islamique "incompatible avec son travail dans un établissement scolaire", vient d'être mise à pied, sans traitement pour six mois, a indiqué mercredi la mairie.
Statuant sur le cas de Abla ben Traifa qui continuait depuis sa suspension à percevoir la totalité de son traitement, le conseil de discipline du centre de gestion de la fonction publique territoriale a jugé que sa tenue était incompatible avec le statut de fonctionnaire et le travail avec les enfants, a affirmé à l'AFP l'adjoint chargé de l'administration générale, Damien Guiguet.
"Pour lui donner un temps de réflexion avant d'envisager des mesures plus dures qui seraient la révocation, le conseil de discipline a acté dans un premier temps une mise à pied, cette fois-ci sans traitement, pour une période de 6 mois", a-t-il expliqué.
"Notre objectif n'est pas d'exclure cette personne du service public de la ville de Meylan. Si demain elle se conforme au droit, nous lèverons aussitôt la sanction et elle sera immédiatement réintégrée dans son poste", a-t-il précisé.
"Si dans six mois, elle reste dans ces dispositions, je serai amené à ressaisir le conseil de discipline, cette fois-ci à fin de révocation", a souligné M. Guiguet.
La mairie UMP de Meylan avait convoqué l'agent le 23 juillet pour discuter de sa reprise de travail prévue le 13 novembre. Il lui avait alors été signifiée oralement de retirer son voile, un avertissement qui avait également fait l'objet de deux courriers, mais Abla ben Traifa avait répondu: "il m'est impossible de retirer mon voile, ce serait une atteinte à ma vie privée et ma religion", selon son avocat Me Thierry Aldeguer.
Posté le: Lun Mar 21, 2005 12:55 pm Sujet du message:
Jaimerais bien que quelqu'un pose ici le verset du Coran qui dit que la femme doit se voiler
Ou encore celui où un homme ne peut épouser qu'un vierge
Où celui qui dit que la femme doit rester à la maison
Oui j'aimerais voir ces versets. _________________ "C'est parce que la vitesse de la lumière est supérieure à celle du son que tant de gens paraissent brillants avant d'avoir l'air con !"
Posté le: Lun Mar 21, 2005 6:31 pm Sujet du message:
CIRIELLE a écrit:
Jaimerais bien que quelqu'un pose ici le verset du Coran qui dit que la femme doit se voiler
Tu fais bien de demander, il n'y a pas de devoir (dans le sens obligation), il y a juste une recommandation. Cependant le mot "yougoub" (la partie sur laquelle rabattre son tissu) désigne plutôt la poitrine, la gorge, le décolleté. En tout cas, pas de mention des cheveux.
Je te conseille l'étude de Mansour Fahmy, sur l'origine sociale du voile, et pour lui, c'est pour démarquer une "classe" (femmes esclaves/femmes libres), enfin il fait entrer en compte plusieurs facteurs.
Citation:
Ou encore celui où un homme ne peut épouser qu'un vierge
L'islam c'est plutôt vierge avec puceau, dépucelée avec dépucelé.
Citation:
Où celui qui dit que la femme doit rester à la maison
Là il n'y a pas de verset tel quel (pas à mon souvenir), mais c'ets la manière de décrire les relations mari/femme comme subvenant/à charge, le tutorat, des petites choses comme ça, qui vont dans ce sens. Il est assez clair qu'une femme n'est considérée comme "complète" que si elle est mère et épouse.
Posté le: Lun Mar 21, 2005 7:47 pm Sujet du message:
Alice a écrit:
CIRIELLE a écrit:
Jaimerais bien que quelqu'un pose ici le verset du Coran qui dit que la femme doit se voiler
Tu fais bien de demander, il n'y a pas de devoir (dans le sens obligation), il y a juste une recommandation. Cependant le mot "yougoub" (la partie sur laquelle rabattre son tissu) désigne plutôt la poitrine, la gorge, le décolleté. En tout cas, pas de mention des cheveux.
Je te conseille l'étude de Mansour Fahmy, sur l'origine sociale du voile, et pour lui, c'est pour démarquer une "classe" (femmes esclaves/femmes libres), enfin il fait entrer en compte plusieurs facteurs.
Citation:
Ou encore celui où un homme ne peut épouser qu'un vierge
L'islam c'est plutôt vierge avec puceau, dépucelée avec dépucelé.
Citation:
Où celui qui dit que la femme doit rester à la maison
Là il n'y a pas de verset tel quel (pas à mon souvenir), mais c'ets la manière de décrire les relations mari/femme comme subvenant/à charge, le tutorat, des petites choses comme ça, qui vont dans ce sens. Il est assez clair qu'une femme n'est considérée comme "complète" que si elle est mère et épouse.
Alice
La femme musulmane doit cacher sa chevelure ( sachant qu'en l'an 600 les femmes avaient toutes des cheveux trés longs) car la chevelure féminine est considérée comme "érotique" tout comme le décolleté, les bras nus et les jambes. ( rappelons quand même que le short n'existait pas et que les tenues incorrectes pour l'époque n'étaient que des décolletés)
Pourquoi cette tenue ? pour ne pas provoquer les hommes tout simplement.et si on regarde l'époque ou même la tenue de Marie (mére de Jésus) on voit bien que tout autre tenue était impossible.
le visage n'a pas à être caché.
Aprés ce sont des traditions qui n'ont rien à voir avec la religion.
s'il est vrai ( et ce dans toutes les religions) qu'il ne peut y avoir rapport physique avant mariage il est faux qu'un homme musulman soit obligé d'épouser une vierge.
Pour preuve le prophéte a épousé une femme plus agée que lui et non vierge puisque veuve. de plus elle était sa patronne.
pour le travail une femme peut travailler et mieux encore l'argent qu'elle gagne lui revient de plein droit puisque c'est l'homme qui doit subvenir au besoin du ménage
elle peut lui prêter de l'argent par contre. _________________ "C'est parce que la vitesse de la lumière est supérieure à celle du son que tant de gens paraissent brillants avant d'avoir l'air con !"
Posté le: Mar Mar 22, 2005 7:12 pm Sujet du message:
CIRIELLE a écrit:
Alice a écrit:
CIRIELLE a écrit:
Jaimerais bien que quelqu'un pose ici le verset du Coran qui dit que la femme doit se voiler
Tu fais bien de demander, il n'y a pas de devoir (dans le sens obligation), il y a juste une recommandation. Cependant le mot "yougoub" (la partie sur laquelle rabattre son tissu) désigne plutôt la poitrine, la gorge, le décolleté. En tout cas, pas de mention des cheveux.
Je te conseille l'étude de Mansour Fahmy, sur l'origine sociale du voile, et pour lui, c'est pour démarquer une "classe" (femmes esclaves/femmes libres), enfin il fait entrer en compte plusieurs facteurs.
Citation:
Ou encore celui où un homme ne peut épouser qu'un vierge
L'islam c'est plutôt vierge avec puceau, dépucelée avec dépucelé.
Citation:
Où celui qui dit que la femme doit rester à la maison
Là il n'y a pas de verset tel quel (pas à mon souvenir), mais c'ets la manière de décrire les relations mari/femme comme subvenant/à charge, le tutorat, des petites choses comme ça, qui vont dans ce sens. Il est assez clair qu'une femme n'est considérée comme "complète" que si elle est mère et épouse.
Alice
La femme musulmane doit cacher sa chevelure ( sachant qu'en l'an 600 les femmes avaient toutes des cheveux trés longs) car la chevelure féminine est considérée comme "érotique" tout comme le décolleté, les bras nus et les jambes. ( rappelons quand même que le short n'existait pas et que les tenues incorrectes pour l'époque n'étaient que des décolletés)
Pourquoi cette tenue ? pour ne pas provoquer les hommes tout simplement.et si on regarde l'époque ou même la tenue de Marie (mére de Jésus) on voit bien que tout autre tenue était impossible.
le visage n'a pas à être caché.
Aprés ce sont des traditions qui n'ont rien à voir avec la religion.
s'il est vrai ( et ce dans toutes les religions) qu'il ne peut y avoir rapport physique avant mariage il est faux qu'un homme musulman soit obligé d'épouser une vierge.
Pour preuve le prophéte a épousé une femme plus agée que lui et non vierge puisque veuve. de plus elle était sa patronne.
pour le travail une femme peut travailler et mieux encore l'argent qu'elle gagne lui revient de plein droit puisque c'est l'homme qui doit subvenir au besoin du ménage
elle peut lui prêter de l'argent par contre.
Exact.
Concernant le voile, tu l'as parfaitement résumé. Je pense tout comme toi que le visage n'a pas à être caché. Sur ce sujet d'ailleurs, il y a contradiction entre les savants. Voici un verset qui parlent du voile :
Sourate la Lumière, verset 31 a écrit:
Et dis aux croyantes de baisser leurs regards, de garder leur chasteté, et de ne montrer de leurs atours que ce qui en paraît et qu'elles rabattent leur voile sur leurs poitrines; et qu'elles ne montrent leurs atours qu'à leurs maris, ou à leurs pères, ou aux pères de leurs maris, ou à leurs fils, ou aux fils de leurs maris, ou à leurs frères, ou aux fils de leurs frères, ou aux fils de leurs soeurs, ou aux femmes musulmanes, ou aux esclaves qu'elles possèdent, ou aux domestiques mâles impuissants, ou aux garçons impubères qui ignorent tout des parties cachées des femmes. Et qu'elles ne frappent pas avec leurs pieds de façon que l'on sache ce qu'elles cachent de leurs parures. Et repentez-vous tous devant Dieu, ò croyants, afin que vous récoltiez le succès.
Par ailleurs, il n'est dit nulle part que l'homme ne doit épouser qu'une vierge. L'obligation de chasteté est adressée aussi bien aux femmes qu'aux hommes. Voici un verset qui l'illustre bien :
Sourate les Coalisés, verset 35 a écrit:
Les Musulmans et Musulmanes, croyants et croyantes, obéissants et obéissantes, loyaux et loyales, endurants et endurantes, craignants et craignantes, donneurs et donneuses d'aumònes, jeûnants et jeûnantes, gardiens de leur chasteté et gardiennes, invocateurs souvent de Dieu et invocatrices : Dieu a préparé pour eux un pardon et une énorme récompense.
Ca plait pas à certains mecs ce verset lol
Pour ce qui est de la femme à la maison, je n'ai jamais vu de verset le stipulant, je n'ai tjs entendu que des machos l'affirmer. Je me suis disputée avec eux à maintes reprises, pas un d'entre eux n'a été capable de me prouver par A+B que la femme ne peut pas travailler. Et tu sais pkoi ? Parce qu'elle a le DROIT de travailler, n'en déplaise à ceux là. Quand je leur dis que j'aime bien sortir, ils me répondent "pkoi faire". A partir de là j'ai vite tiré mes conclusions : il y a la Religion d'un côté, et la bétises de certains de l'autre. _________________ La Hawla wa la Qowata illa biLLAH. Il n'y a de Force ni de Puissance que par ALLAH. N'en déplaise à certains.
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