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Guerre des idées :: Voir le sujet - Malaisie : islam et racisme
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Malaisie : islam et racisme

 
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caius
Enfant
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Inscrit le: Jul 19, 2005
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MessagePosté le: Jeu Nov 30, 2006 3:05 pm    Sujet du message: Malaisie : islam et racisme Répondre en citant

Malaisie : le parti au pouvoir utilise l’islam et le racisme pour inciter à la haine

Mercredi 15 novembre au Putra Center de Kuala Lumpur, le parti hégémonique en Malaisie, l’UMNO (organisation nationale des Malais unis), a débuté son cinquante-septième congrès annuel de trois jours. Des débats à la conférence, il ressort la volonté de renforcer la politique de ségrégation raciale qui constitue clé de voûte de la politique de la Malaisie depuis son indépendance de la Grande-Bretagne le 31 août 1957.


L'UMNO a été fondé le 11 mai 1946. Sa doctrine fondamentale est le "ketuanan Melayu" : une idéologie selon laquelle les malais ethniques, qui sont considérés comme ipso facto "musulmans", sont le peuple premier définissant l’identité de la Malaisie et qu’ils doivent donc bénéficier d’un statut particulier et de privilèges. C'est déjà un défit au bon sens car les "Orang Asli(1) " (indigènes) vivaient dans la péninsule malaise, en particulier dans l'état de Kelantan, bien avant l’arrivée des malais musulmans au 14ème siècle.


L’UMNO n’est pas en mesure de gouverner seul. En dépit de sa position hégémonique parmi les Malais et musulmans, il doit partager le pouvoir au sein d’une coalition appelée le Barisan Nasional ou "Front national". Elle comprend le MIC, le Congrès Indien de Malaisie, qui existe depuis 1946, et également le MCA, l'Association des Chinois malaisien, qui est le second membre en importance de la coalition du Barisan Nasional depuis 1996. Le Barisan Nasional (BN) comprend encore une dizaine de plus petits partis.


L’UMNO a régné sans interruption depuis l'indépendance en association avec d'autres partis. L’UMNO est donc impliqué dans tous les problèmes politiques qui frappent la Malaisie.


Démographiquement, les Malais forment 50,8% des 26 millions d’habitants, suivis de 23,8% de Chinois, de 10,9% d’indigènes, de 7,1% d’Indiens et de 6,8% de citoyens non malaisiens. En termes de religions, 60% de la population est musulmane, avec 19,2% de bouddhistes, 9,1% de chrétiens, 6,3% d’hindous et 2,6% de confucéens (taoïstes). Les autres fois représentent seulement 2.8% du total démographique.


En application du bizarre système d’apartheid de la Malaisie, tous les citoyens reçoivent à l'âge de 12 ans une carte d'identité appelée MyKad. Cette carte mentionne la race et la religion du titulaire, données qui sont tenues à jour par le National Registration Department (NRD). Tous les Malais sont automatiquement considérés musulmans.


La loi ne permet à aucun musulman de se convertir de l'Islam à une autre religion. Les tribunaux islamiques (tribunaux d’application de la charia) sont seuls compétents pour les questions telles que l'apostasie, le mariage etc. Le NRD ne reconnaît pas les conversions de l'Islam à une autre religion à moins de produire un arrêt d’un tribunal islamique l’autorisant. Et jusqu'ici, ces tribunaux ont toujours refusé aux musulmans d’apostasier.


Des convertis célèbres comme Lina Joy et Kamariah Ali bataillent toujours contre les tribunaux pour que leurs soient reconnus le droit d’être "non-Musulmans". Un tel droit n'existe pas en Malaisie. L'article 11 de la constitution du pays déclare que quiconque peut pratiquer la religion de son choix. Toutefois depuis 1988, un amendement (1A) à l'article 121 a été fait qui a déclare que les tribunaux civils n'ont aucune compétence sur "n'importe quelle matière" qui relève de la juridiction des tribunaux islamiques.


La majeure partie des 13 états de la fédération de Malaisie ont adoptés la Control and Restriction Bill qui prévoit une amende de 10.000 ringits ($2.653) ou une peine d’un an de prison pour ceux qui "persuadent, invitent un musulman à quitter l'Islam pour une autre religion." Le 23 août, une semaine avant la fête de l'indépendance, Mohamed Nazri Aziz(2) , « Ministre auprès du Premier ministre » au sein du Cabinet du Premier ministre, ordonnait que l’application de la " loi constitutionnelle" qui interdit de propager d’autres religions que l’islam parmi les musulmans soit renforcée dans tout le pays.


Aziz a indiqué que les états de Sarawak, Sabah, Penang et le district fédéral n'avaient pas encore adopté la législation, ajoutant : "il n'y a aucune raison pour que ces états retardent l’adoption de la loi. La constitution fédérale doit être entièrement respectée mais la religion est une affaire d'état qui est du ressort des gouvernements des états respectifs (de la fédération). Par conséquent, pour faire respecter la constitution fédérale en matière de religion, il faut d'abord que tous les gouvernements des états modifient leurs législations et adoptent la loi." Il a ajouté : "pourquoi (devrions-nous) interpréter (la constitution) alors qu’elle dit clairement que (des non-Musulmans) ne sont pas autorisés à détourner les musulmans de l'Islam ?"


En mars, Aziz avait annoncé que ceux qui a critiquent l'Islam seraient poursuivis en justice en application du Sedition Act, un héritage du colonisateur britannique qui était en vigueur avant l’indépendance de la Malaisie. Les peines prévues en cas de transgression du Sedition Act peuvent aller jusqu’à trois ans de prison avec une amende additionnelle pouvant s’élever jusqu'à 5.000 ringits ou 1.350$.


L'article 3(1) de la constitution déclare que "d’autres religions peuvent être pratiquées dans la paix et l'harmonie partout dans la fédération". Parmi les adeptes des autres religions, il y en a peu qui ressentent l'harmonie et beaucoup qui se sentent dans le collimateur des politiciens et des Islamistes.


Le 26 Août, le premier ministre Abdullah Ahmad Badawi, qui est également à la tête de l'UMNO et ministre de la Sécurité intérieure déclarait que personne ne devrait pas remettre en question les contradictions de la constitution. "Mon conseil à tous est de cesser (de soulever de telles questions). Ne créez pas une situation qui puisse provoquer des problèmes par la suite. Les problèmes rendront tout le monde nerveux, " a-t-il dit.

Badawi a continué : " Accepter ces articles ne créera aucun problème. Ergoter sur ces articles encore et encore.... causera des troubles si l’on n’y met bon ordre. J'ai déclaré qu'il n'y a aucune nécessité d’amender l'article 121... il n’y a aucune nécessité d’amender l'article 11. Cela ne fait que créer des problèmes entre les deux parties." Badawi a condamné le « forum article 11 », une association multiconfessionnelle regroupant onze organisations, qui avait fait campagne pour changer les aspects islamo-suprémacistes de la constitution.


La question de l'adhésion de l'UMNO à l'idéologie ségrégationniste du "ketuanan Melayu" malgré son alliance avec le MCA chinois et le MIC hindou, ne pouvait pas être évitée pendant ce cinquante-septième congrès annuel.


C’est l’ancien chef du Youth Movement of UMNO (ABIM) qui a pris la posture suprémaciste raciale/religieuse la plus remarquée. L'année dernière, il s’était déjà distingué en brandissant une épée de cérémonie, ou kriss, lors de la conférence. Et cette année il a remis cela (voir photo).

La veille du congrès, Hishammuddin Tun Hussein s’était engagé à défendre la souveraineté de l'Islam et des droits des Malais. Hussein est également ministre de l'éducation. Hussein a en outre condamné une proposition de former une Commission interconfessionnelle.


Le président de l'ABIM, Yusri Mohamad, a confirmé lors de la conférence que le Youth Movement of UMNO "défendra la souveraineté de l'Islam" conformément aux articles 11 et 121 (1a) de la constitution fédérale. Mohamad a déclaré : "sa mise en garde (de Hishammuddin) contre le « forum article 11 » et les groupes d’activistes qui soulèvent des questions religieuses et délicates devrait nous faire prendre conscience que le statut de la communauté Malaise-Musulmanes est constamment menacé."


Mohamad a énoncé qu’exiger des libertés telles que le droit de changer de confession et la formation d'une Commission interconfessionnelle montre une absence de respect pour la "sensibilité" des musulmans.


Un autre orateur du premier jour de congrès, le vétéran Tan Sri Mohamed Rahmat, secrétaire général de l'UMNO, a lui aussi fait étalage du racisme et de l'islamofascisme de l'UMNO. Il a mis en demeure les autres partis du Barisan Nasional d'éviter de mettre à l’épreuve la patience des Malais et a même évoqué la menace de "l’amok(3) " - une tradition malaise de folie homicide et de meurtres rituels.


Il a déclaré : "Je vous en prie, ne mettez pas les Malais à l’épreuve ; en d’autres termes qu’ils connaissent « amok ». Nous ne voulons pas en arriver là. Dans la situation présente, les Malais peuvent encore le supporter mais les efforts en vue d’augmenter la prospérité des Malais doivent être intensifiés."


Il a dit que les membres des autres races et religions devraient faire des sacrifices jusqu'à ce que les musulmans malais aient été dédommagés (de leurs sacrifices imaginaires). La référence visait les Chinois, qui tiennent la majeure partie de l’économie.


Rahmat a encore dit : "si le pouvoir économique ne peut pas être rééquilibré en faveur des Malais, nous ferons face à une situation inquiétante....Ne laissons pas la situation parvenir à un point où les Malais commenceraient à se demander : « Après tout les sacrifices que nous avons fait, qu’avons-nous obtenu ? ». C'est aussi une question à laquelle il est très important de répondre."


Il a conseillé aux autres partis du Barisan Nasional de ne pas remettre en cause "l'ordre du jour malais" ou "ketuanan Melayu". Déclarant : "nous espérons que le MCA et le Gerakan (un autre parti chinois) adopteront l'esprit du BN. Nous n’avons pas besoin de soutenir des intérêts raciaux et d'être extrêmement raciste, parce cela n'apportera pas de bénéfices."


Rahmat a indiqué que la négociation avait résolu les précédents contentieux. Il a dit : "nous n'avons pas déballé des points délicats sur la place publique, nous n'avons pas utilisé les médias et la presse. Cela aurait donné l’impression que nous nous querellions. Ce n’est pas correct."

Le Premier ministre, Abdullah Ahmad Badawi, a également déclaré qu'il prendrait de strictes mesures contre tout groupe qui oserait remettre en cause le statut de l'Islam en Malaisie. Il a mis en garde contre toutes les tentatives d'employer l'Islam pour favoriser l'intolérance mais a également dit qu'il protégerait les tribunaux islamiques (de charia) de toute tentative visant à amoindrir leur rôle.


Badawi soutient une version de l'Islam appelée "Islam Hadhari", ou " Islam civilisationnel ", qui considère qu'un Islam quasi-modéré peut être instrumentalisé pour favoriser la culture et le développement en Malaisie, et pourrait être exporté en tant que modèle vers d'autres nations.


Le mercredi 15 novembre, il a dit : "malheureusement, certaines factions ont interprété à tort l'Islam Hadhari comme un prétexte pour devenir plus conservatrices et plus radicales. Des pratiques culturelles admises depuis toujours comme souhaiter (du bonheur) aux autres Malaisiens d’autres confessions à l’occasion de leurs fêtes sont maintenant devenues taboues."


"Avons-nous atteint un tel niveau d'intolérance ? Les maisons communes sont maintenant condamnées. Quand sommes-nous devenus ultra-conservateurs ? Ce n'est pas ça l'Islam Hadhari. Des telles conceptions mettent en péril la tolérance unique qui fait la renommée des musulmans malaisiens et ceci ne devrait pas pouvoir se produire."


Badawi a évoqué une récente affaire de diffusion de messages SMS qui avaient faussement allégué que des musulmans avaient été baptisés en masse au christianisme. Il a dit que "dernièrement, nous voyons que les polémiques sur des questions liées à la race et à la religion s’accroissent. Et cela atteint un niveau où c’est maintenant préoccupant."


Le lendemain, Badawi a essayé d’atténuer ses propos, assurant qu'il n'y avait pas de niveau “inquiétant » de contentieux concernant la race et la religion. Le jeudi 16 novembre il a dit à des journalistes: "En ce qui me concerne, le niveau n’est pas préoccupant mais il est temps de remettre les choses au point pour les gens et de fixer la règle de base et c’est exactement ce que j’ai dit (à la conférence)."


"Si nous en sommes arrivés à un niveau tel qu'a été décrit, il sera bien plus difficile de reprendre le contrôle."


Interrogé sur le refus de l’ABIM d'une Commission interconfessionnelle, Badawi a répondu que le cabinet avait discuté ce point auparavant. Il a dit : "nos nous sommes mis d’accord pour remettre cela à plus tard. Nous n'avons aucune intention d’y revenir (tout de suite). C’est aussi bien ainsi. Quant à moi, je les rencontrerai, je veux également rencontrer les groupes religieux (islamiques). Après, je rencontrerai les groupes de non-musulmans. C'est important."

Le Samedi 19 novembre, Ong Ka Ting, président du MCA, le parti chinois, a déclaré que Badawi avait donné "le message clair qu'aucune race ne peut gouverner seule le pays. L’esprit dans lequel nous, l’Umno, le MCA et le MIC, avons combattu ensemble pour le Merdeka (l'indépendance) et le concept du kongsi kuasa (partage du pouvoir) tel que les anciens de notre parti y avaient souscris doivent être réaffirmés."


Ong qui est ministre du Logement et des Collectivités locales, a indiqué : "Le Premier Ministre a une fois encore démontré qu’il a l'esprit d'un chef pour tous les Malaisiens."


En dépit de ces appuis officiels, la cinquante-septième conférence annuelle de l’UMNO, qui a été retransmise sur l'ensemble de la Malaisie, a soulevé plus de questions qu'elle n’a apaisé de craintes.


Les articles publiés par Reuters(4) , Asia Times(5) et Associated Press(6) suggèrent que les questions raciales et religieuses créent plus de problèmes que les représentants de l'UMNO et du Barisan Nasional ne veulent bien l’admettre en public.


Même le beau-fils de Badawi n’a pas hésité à surfer sur les divisions raciales renforçant encore la méfiance des malaisiens chinois déjà stigmatisés pour leur succès dans l'économie. Agé de 31 ans Khairy Jamaluddin est vice-président de l’ABIM. En septembre, il a déclaré que les groupes politiques chinois exploiteraient toutes les failles de l’UMNO. Interrogé à ce sujet, il avait répondu : " faire des excuses pourquoi donc ?... je ne fais que défendre ma race."


Le spectacle de Hishammudin Tun Hussein agitant un kriss en l’air, diffusé dans tout le pays, a également soulevé des inquiétudes. Un délégué de l'UMNO, Hashim Suboh, a déclaré : "Datuk Hisham a dégainé son kriss, agité son kriss, embrassé son kriss. Nous voudrions demander à Datuk Hisham, quand il compte l'employer ?"

Les menaces proférées par Tan Sri Mohamed Rahmat pour forcer les non-Musulmans (chinois) à faire des sacrifices financiers en faveur des musulmans malais, lesquels restent à la traîne du développement de l’économie, n’ont fait que mettre en relief le vide de la politique économique du parti au pouvoir.

Pendant des années l’UMNO a été mené par le Dr Mahathir Mohamad (Premier Ministre de 1981 à 2003). Un ultra qui accusait les juifs de tous les problèmes de la Malaisie mais encourageait le développement de l’économie. Cette année, à la suite de ses déclarations à l’emporte pièce et de ses constantes intrusions dans la politique du gouvernement, Mahathir a été délibérément relégué dans l’ombre par Badawi. Depuis sa récente crise cardiaque, Mahathir est encore davantage marginalisé.

Confronté à l’islamisation croissante, l’UMNO se montre incapable de faire face aux problèmes de la nation rationnellement. Alors qu’il compte sur les hindous et les Chinois pour rester au pouvoir, il s’aliène les minorités du prétendu état multiracial par sa politique de destruction des temples Hindous menée depuis avril et, plus récemment, par la destruction du temple Taoïste de Bukit Mertajam à Penang. Le temple Taoïste des neuf dieux empereurs avait déjà été déplacé l'année dernière parce que le terrain avait été vendu à un promoteur immobilier. Il a été démoli le vendredi 18 novembre. La police a ouvert le feu sur des manifestants chinois qui protestaient pendant qu'elle supervisait la destruction du temple.

Mercredi 22 novembre le cabinet du Premier Ministre a remis en cause la sagesse de la retransmission en direct des débats du congrès de l’UMNO. Le vice-Premier ministre, Najib Razak, a déclaré qu'au moins trois des discours de la conférence pouvaient "être qualifiés d'extrémistes."

Il a dit aux journalistes : "le Cabinet est parvenu à la conclusion qu’il y a plus d’inconvénients que d’avantages à diffuser les débats en direct. Cela donne une vision inappropriée de l'assemblée générale."


Le 13 mai 1969, des émeutes raciales entre Chinois et Malais commençaient à Kuala Lumpur. La situation ne s’apaisa qu’en juillet, entre-temps au moins 196 personnes aient été tuées et beaucoup de femmes avaient été violées. En raison des émeutes, le parlement a été suspendu jusqu'en 1971.


Le gouvernement avait prétexté ces émeutes pour introduire la Nouvelle Politique Economique ou NEP. Cette politique de discrimination positive en vue de promouvoir l’emploi des musulmans malais aux dépens des Chinois était prévue pour une durée de 20 années mais a été indéfiniment prolongée depuis lors.

Les discours du congrès de l'UMNO auront rappelé à la nation que les causes qui ont abouti au conflit racial de 1969 sont toujours là.


Abdullah Badawi a demandé à rencontrer les éditeurs des journaux de langue chinoise et malaise et on s'attend à ce qu'il les prie "d'atténuer" leurs reportages sur les questions religieuses et raciales.


Lim Kit Siang, le dirigeant du DAP (parti d'action démocratique), le principal parti d'opposition, a déclaré le vendredi 18 novembre : "si un politicien chinois ou indien avait menacé de déclencher des émeutes, s’était déclaré prêt à verser le sang ou s’était conduit comme un excité, on aurait fait appel à la Loi sur la sécurité interne."

Les 49 années d’indépendance de la Malaisie ont été marquées par la politique islamiste et raciste de l'UMNO. Les musulmans malais se sont vus octroyer des privilèges via la politique du "ketuanan Melayu", "l'ordre du jour malais". Il semble que ce soit seulement aujourd’hui que l’on commence à réaliser qu'un programme si ouvertement raciste – et ce alors que les Malais ethniques constituent à peine 50.8% de la population – ne pourra contribuer qu’à détruire le pays et non à le renforcer..

Par Adrian Morgan
http://www.speroforum.com/site/article.asp?id=6688&t=Malaysia%3A+Ruling+party+uses+Islam+to+incite+hate


Notes :

(1) : http://www.channelnewsasia.com/stories/afp_asiapacific/view/216286/1/.html
(2) :http://www.asiamedia.ucla.edu/article.asp?parentid=41285
(3) :http://fr.wikipedia.org/wiki/Amok
(4) :http://today.reuters.com/News/CrisesArticle.aspx?storyId=SP237095
(5) :http://www.atimes.com/atimes/Southeast_Asia/HK23Ae01.html
(6) :http://www.iht.com/articles/ap/2006/11/22/asia/AS_GEN_Malaysia_Race_Relations.php

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AllahAssghar
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MessagePosté le: Jeu Nov 30, 2006 5:52 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Incroyable.

Dès que le mahométisme passe dans un territoire, il le pourrit.

En Malaisie, seuls les chinois malais travaillent.

Les mahométans se contentent de leur pourrir la vie avec le coran et le Prophète .
_________________
Montre-moi donc ce que Mahomet a apporté de nouveau. Tu ne trouveras que des choses mauvaises et inhumaines, comme l'ordre de répandre par l'épée la foi qu'il prechait.
Manuel II Paléologue cité par le pape Benoit XVI -2006
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caius
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MessagePosté le: Jeu Mai 31, 2007 9:54 am    Sujet du message: Répondre en citant

Malaisie: Une chrétienne se voit refuser le droit de quitter l'islam
Auteur: Adrian Morgan le Jeudi 31 mai 2007 - 12H30


La Malaisie s’enorgueillit de sa politique de l’ "Islam Hadhari", ou "islam civilisationnel" qui prétend utiliser l’Islam pour le développement culturel de la nation et qui s’il faut l’en croire devrait être exporté partout. Cette politique d’islam "modéré" n’est que de la poudre aux yeux. L’exemple qui suit démontre la nature islamofasciste de la politique malaise d’ "Islam Hadhari".

Le procès de Lina Joy, une convertie au christianime qui veut être reconnue légalement comme non musulmane, dure depuis plusieurs années. Née, Azlina Jailani, malaise, il y a 43 ans, son "Mykad"(carte d’identité délivrée à tous les citoyens dès l’âge de 12 ans), énonce qu’elle est musulmane. C’est le label attribué à tous les Malais ethniques car le gouvernement dominé par l’UMNO le considère comme de facto "musulmans". Les mentions figurant sur les Mykads, qui doit toujours être sur soi dans les lieux publics, sont enregistrées au National Registration Department ou NRD.

Il y a 26 ans, elle s’est convertie au christianisme. Le 2 février 1997, en tant que "Lina Joy" elle a introduit une demande auprès du NRD pour faire enregistrer sur son MyKad son nouveau nom chrétien. Le 11 août 1997, sa demande a été rejetée. Elle a introduit de nouveau une demande auprès du NRD pour faire reconnaître son nom chrétien et le NRD a accepté de faire figurer le nom Lina Joy sur sa MyKad mais a refusé de mentionner sa foi chrétienne. La mention "musulmane” est restée.

L’article 11 de la constitution de la Malaisie énonce que chacun peut pratiquer la religion de son choix mais en 1988 ce droit fut restreint. Un amendement (1A) à l’article 121 fut introduit qui énonce que les tribunaux civils n’ont aucune juridiction pour « toutes les matières » qui relèvent de la juridiction des tribunaux islamiques (ou Syariah en malais).

Lina Joy n’a pas le droit de se marier avec son concubin, un chrétien "officiel", tant qu’elle reste "officiellement" musulmane. En application de la loi islamique, un homme musulman à le droit d’épouser une non musulmane mais ce n’est pas possible pour une musulmane. En août dernier, elle a soumis le litige relatif à l’enregistrement de sa conversion sur sa MyKad au Tribunal Fédéral, mais au lieu de rendre un jugement public, le tribunal et les médias malais sont restés muets au sujet de ce procès.

Même l’article 11 de la constitution, qui énonce qu’un citoyen peut pratiquer la religion de son choix, contient une clause qui démontre que la Malaisie ignore le concept de liberté de culte. Cette clause énonce que : "La loi peut contrôler ou restreindre la propagation de doctrines religieuses ou croyances parmi les individus professant la religion de l’Islam." En août 2006 l’église qui a baptisé Lina Joy a fait l’objet d’une enquête de police pour avoir contrevenu à cette clause. L’église de Notre Dame de Fatima, Brickfields, a été dénoncée aux autorités par un musulman. Lina Joy et son concubin ont été menace de mort par des musulmans. Le tribunal Fédéral n’a toujours pas statué sur son cas. Aucune décision n’a été prise par le Tribunal Fédéral en août, peut-être en raison de la proximité de la date de la Fête nationale « Merdeka” ou Jour de l’Indépendance (le 31 août) les autorités ne souhaitaient-elles pas que les aspects déplaisants de leur régime islamofasciste soient publiquement dévoilés. Finalement, au bout de neuf mois, les trois juges ont décidé à 2 contre 1 que Lina Joy n’avait pas le droit d’apostasier officiellement l’islam.

La nouvelle est confirmée par MalaysiaKini, Bernama, ABC News, Reuters, Asia News et The Australian.

Le « Chief Justice” Ahmad Fairuz Sheikh Abdul Halim et le Juge Fédéral Alauddin Mohammed Sheriff ont tranché contre Lina Joy et le « Chief Judge » de Sabah et Sarawak Richard Malanjum (un non musulman) en sa faveur. Selon le jugement, pour faire reconnaître sa conversion de l’islam, elle doit s’adresser à un tribunal islamique. Aucun tribunal islamique de Malaisie n’a jamais permit à personne de quitter l’islam.

Ahmad Fairuz Sheikh Abdul Halim a déclaré "En cette matière, le National Registration Department a le droit d’exiger un certificat émis par un tribunal islamique confirmant la renonciation à l’islam de l’appelant, ma réponse est que le NRD est dans son droit."

Halim a ajouté que l’apostasie relevait de la juridiction des tribunaux de la chariah : "les Tribunaux civils n’ont pas le droit d’interférer. En bref, elle ne peut pas adopter ou quitter comme ça à sa guise sa religion... Elle doit suivre les règles. L’appel a été rejeté à juste titre."

Richard Malanjum, le juge dissident a déclaré que les exigences du NRD sont "discriminatoires et inconstitutionnelles". Il a ajouté si elle s’adressait à un tribunal islamique (lesquels ont le pouvoir de punir l’apostasie qui est illégale dans certains états de la fédération) cela reviendrait pour Madame Joy à porter plainte contre elle-même.

Le 19 septembre 2005, la Cour d’Appel avait rendu un jugement similaire à 2 contre 1 contre la demande de Lina Joy de faire enlever le mot "Islam" de sa Mykad.

Le verdict a été proclamé tôt ce matin au Palais de Justice de Putrajaya. Devant le Tribunal, une foule de 200 à 300 musulmans (photo) a crié Allahu Ackbar ("Dieu est grand") quand l’arrêt à été annoncé. Madame Joy n’a pas assisté à l’audience, craignant d’être attaquée par des fanatiques musulmans.

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caius
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MessagePosté le: Lun Jan 21, 2008 2:57 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Des extrémistes exigent que l’on retire les crucifix et détruise les statues chrétiennes dans les écoles des missions ]


Le 29 octobre 2007, au cours des débats parlementaires sur le budget 2008, le député du parti Barisan Nasional, Syed Hood bin Syed Edros, soutenu par le député Barisan Nasional, Datuk Haji Mohamad bin Haji Aziz, a proposé que l’on fasse retirer les crucifix et détruire les statues chrétiennes dans les écoles des missions.


La loyauté des écoles des missions a été mise en doute sur base de l’allégation sans fondement qu’elles refusent d’observer le congé de l’Aid il fitri et de fermer les écoles pendant cette fête. On a même proféré l’absurde accusation que les écoles des missions étaient administrées depuis l’étranger par les églises, y compris le Vatican.

J’ai demandé à Noh Omar, vice-ministre de l’éducation, s’il se rendait compte de l’émotion suscitée par les exigences extrémistes de ces deux parlementaires du Barisan Nasional, particulièrement sur Internet, et pourquoi Le Ministre de l’Education cautionnait ces excès par son silence quand de telles élucubrations devraient être dénoncées sans équivoque.

J’ai également rappelé au Ministre de l’Education qu’il est faux et malveillant de prétendre que les musulmans étudiant dans les écoles des missions sont des apostates potentiels, alors que les écoles des missions ont tellement contribué aux progrès de la nation et formés tant de dirigeants malais, y compris le Premier Ministre, Datuk Seri Najib Razak, l’actuel Ministre de l’Education, le Raja de Perak, Muda Raja Nazrain Shah, et le Sultan de Selangor qui sortent des écoles des missions.

Je n’ai obtenu aucune réponse satisfaisante de Noh Omar.

LIM KIT SIANG

http://blog.limkitsiang.com/2007/12/03/extremist-demands-for-removal-of-cross-and-demolition-of-christian-statutes-in-mission-schools/#more-773
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