Inscrit le: May 01, 2003 Messages: 789 Localisation: Paris
Posté le: Lun Nov 17, 2003 3:23 pm Sujet du message: Emission à suivre : Sarko face à Tariq Ramadan
Salut à tous
Date & Heure : Jeudi 20 Novembre à 20h50
Emission : 100 MINUTES POUR CONVAINCRE
Chaîne : France 2
Sujet : En direct à 20h50, Olivier Mazerolle, avec la complicité d’Alain Duhamel, ouvre le débat avec Nicolas Sarkozy, Ministre de l’Intérieur, de la Sécurité Intérieure et des Libertés Locales.
Sécurité-police ? Immigration ? Laïcité ? Le combat politique à quelques mois des élections…
Nicolas Sarkozy sera interpellé par Gérard Collomb, sénateur-maire de Lyon, Christophe Aguiton, membre de la commission internationale Conseil scientifique d’Attac, Jean-Marie Le Pen, président du Front National, Tarik Ramadan, philosophe, professeur en islamologie.
Il sera également interviewé par Jean-Michel Thénard, directeur adjoint de la rédaction de Libération ainsi que par des journalistes de la rédaction de France 2. _________________ "Referme ton Coran. Pense et regarde librement le ciel et la terre." Omar Khayyam (1048-1122)
Dernière édition par JoeBlack le Mar Nov 18, 2003 3:59 pm; édité 1 fois
Posté le: Lun Nov 17, 2003 4:52 pm Sujet du message:
Salut JoeBlack,
Ramadan va sûrement mettre de l'eau dans son vin, car il sait que tout le monde l'attend au virage. Donc pour ma part, c'est surtout la prestation de Sarkozy qui m'intéresse. Mais comme la confrontation va durer 5 ou 10 minutes, il y a peu de chances pour qu'il en sorte quelque-chose de véritablement intéressant.
En tout cas, un conseil, enregistrez l'émission pour pouvoir la réécouter car TR est un spécialiste du sous-entendu et de la périphrase. Il n'exprime pas ses idées simplement car il sait très bien qu'en faisant ainsi il est plus difficile de les attaquer. _________________ "Les religions acceptent le progrès partout où elles ne peuvent plus l'empêcher."
Inscrit le: May 01, 2003 Messages: 789 Localisation: Paris
Posté le: Lun Nov 17, 2003 5:16 pm Sujet du message:
Hello Fred
Moi ce qui me désole c que vu comme c parti, Tariq Ramadan commence à être condidéré par les politiciens et médias comme le représentant des musulmans de France. La preuve, on fait de plus en plus appel à lui dans tout débat en relation avec l'islam. Alors après le CFCM où l'UOIF est majoritaire voilà que la présence des fondamentalistes islamistes se confirme sur la scène musulmane française.
Ce Tariq Ramadan est un danger public avec son double discours pervers. Moi je rêve du jour où il y aura un face à face entre lui et Samia Labidi, notre présidente sur un plateau télé. Là je rigolerai bien car il fera moins le malin et son baratin ne passera pas et elle lui sortira ses 4 vérités preuves à l'appui. En plus venant d'une femme ça va le calmer. Ce n'est pas en lui méttant en face de lui des intellectuels juifs ou des politiciens occidentaux méconaisseurs de l'islam (Sarko en tête) qu'il va cracher le morceau mais plutôt en le confrontant avec des personnalités laïques d'orgine arabo-musulmane, qui plus est connaissent l'islam par coeur.
Merci _________________ "Referme ton Coran. Pense et regarde librement le ciel et la terre." Omar Khayyam (1048-1122)
Après avoir berné quantité d'associations (ATTAC, FSE, MRAP, Ligue de l'Enseignement, etc.), et obtenu la complaisance de quelques médias cléricaux (Le Monde, Le Monde Diplomatique, Politis), Tariq Ramadan polluera les écrans de la télévision publique le jeudi 20 novembre : invité par France 2 à discourir avec le ministre de l'Intérieur et des Cultes Nicolas Sarkozy, on pourra contempler "sa barbe soigneusement taillée" et s'ébahir devant sa "figure de dandy" ou son "élégance patricienne qui semble innée dans les bonnes familles", selon les mots doux que lui a immodestement susurré Xavier Ternisien dans Le Monde du 16 novembre 2003. On savait l'amitié qui lie le ministre Sarkozy aux fanatiques de l'Union des Organisations Islamiques de France (UOIF), le congrès 2003 l'avait révélé avec moult salamalecs, on le découvre maintenant en proche attentionné de Tariq Ramadan, le gourou qui appelle à l'islamisation de la modernité pour mieux dissuader de moderniser l'islam. Sachant en outre que Ramadan et l'UOIF sont montés en puissance simultanément par leur coopération mutuelle, reniée aujourd'hui par le premier avec une hypocrisie efficace, cette nouvelle trinité Sarkozy-Ramadan-UOIF ne surprendra que les extraterrestres qui n'auraient rien voulu voir des agenouillements répétés du ministre devant les fous d'Allah.
Quelques jours après son incroyable présence au Forum Social Européen qui a vu la bénédiction d'une autre trinité, Bové-Ramadan-Aounit (président du MRAP), l'antiféministe Tariq Ramadan bénéficiera d'une tribune qui le consacrera comme l'égal d'un des autres interlocuteurs du ministre dans l'émission de France 2, Jean-Marie Le Pen. Aussi adversaire l'un que l'autre de la laïcité, le populisme de leur ligne politique se réduit à l'exaltation des prétendues spécificités d'une frange de la population qui serait opprimée par le reste de la société, à la phobie du péril juif, que l'un comme l'autre ont fustigé en jugeant les personnes selon leur affiliation religieuse, et à la défense du système patriarcal qui maintient la femme dans une position de réserve.
Tariq Ramadan est le nouveau Le Pen de l'islam sans qui, personne n'en doute sur oumma.com, la France court à sa perte. Nicolas Sarkozy ne pouvait rêver meilleur allié pour s'entendre féliciter de ses efforts islamophiles à un moment où il semble bien isolé dans le débat sur l'urgence de légiférer contre les signes religieux à l'école : en créant au forceps le Conseil Français du Culte Musulman, Sarkozy n'a pas hésité à rendre publique sa préférence pour l'islam brutal de l'UOIF et de la Fédération Nationale des Musulmans de France. Et cela au mépris des "intégristes de la laïcité" tels qu'il aime à discréditer les défenseurs de la stricte séparation entre les affaires publiques et le pouvoir religieux. Sarkozy met en pratique ce que Napoléon 1er avait compris avant lui, à savoir qu'une religion forte et, du moins l'espère-t-il naïvement, canalisée selon les rails du ministère, peut asseoir plus avantageusement l'autorité du pouvoir politique que la liberté, l'égalité et la fraternité réclamées par les partisans de la laïcité.
Nicolas Sarkozy et Tariq Ramadan ont besoin l'un de l'autre, tel le contrat malsain dans un couple de mantes religieuses où le mâle requiert la femelle qui, après l'étreinte, le dévorera. La copulation de la République et de l'islam, exhortée maladivement par Sarkozy et attendue avidement par Ramadan, ne conduira qu'à la destruction de la première au bénéfice de l'engraissement du second. _________________ "Referme ton Coran. Pense et regarde librement le ciel et la terre." Omar Khayyam (1048-1122)
Inscrit le: May 01, 2003 Messages: 789 Localisation: Paris
Posté le: Mar Nov 18, 2003 4:04 pm Sujet du message:
Communiqué de Presse du Mouvement des Maghrébins Laïques de France
Nous souhaitons dénoncer la présence de Tariq Ramadan sur le plateau de l'émission "100 minutes pour convaincre" prévue le jeudi 20 Novembre 2003.
Tout en respectant l’initiative de M. le Ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy, nous ne pouvons concevoir qu’il débatte publiquement avec un individu défendant les thèses de groupes extrémistes. La liberté d’expression n’est pas un passeport pour la prédication.
L'égalité est un fondement de notre République. De graves atteintes lui sont quotidiennement faites par les représentants d’un fondamentalisme rétrograde, et il est intolérable que l’un d’entre eux – qui s’en réclame ouvertement - soit reçu sur le plateau d’une émission politique en présence d’un Ministre de la République, ce qui lui offrirait ainsi une légitimité.
Nous ne concevons qu’avec déception et réprobation le fait que le Ministre de l’Intérieur et des Cultes de la République Française puisse accepter de dialoguer avec le partisan d’un fondamentalisme le plus rétrograde, prônant le sexisme et adversaire de la liberté d’expression.
L’instrumentalisation que M. Ramadan fait de l’Islam ne doit pas servir à une tribune politique ou encore à répandre des propos antisémites.
Nous avons vu l’UOIF prendre le pas sur les modérés au sein du CFCM. Faut-il encore faire reculer les partisans de la modération en renforçant les extrémistes, dont les attaques créent de graves dissensions et perturbent fortement les principes de la laïcité ?
Donner une telle tribune à Tariq Ramadan contribuerait à fragiliser notre République laïque encore davantage.
Signé ce jour
SOS Sexisme, Mouvement des Maghrébins Laïques de France, Les Chiennes de Garde, Primo Europe, Faire le Jour, Top J, Belkacem Lounès (Congrès Mondial Amazigh), Europe et Laïcité, AIME _________________ "Referme ton Coran. Pense et regarde librement le ciel et la terre." Omar Khayyam (1048-1122)
Dernière édition par JoeBlack le Mer Nov 19, 2003 4:09 pm; édité 1 fois
Posté le: Mar Nov 18, 2003 6:18 pm Sujet du message:
JoeBlack a écrit:
Communiqué de Presse du Mouvement des Maghrébins Laïques de France
Nous souhaitons dénoncer la présence de Tariq Ramadan sur le plateau de l'émission "100 minutes pour convaincre" prévue le jeudi 20 Novembre 2003.
Tout en respectant l’initiative de M. le Ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy, nous ne pouvons concevoir qu’il débatte publiquement avec un individu défendant les thèses de groupes extrémistes. La liberté d’expression n’est pas un passeport pour la prédication.
L'égalité est un fondement de notre République. De graves atteintes lui sont quotidiennement faites par les représentants d’un fondamentalisme rétrograde, et il est intolérable que l’un d’entre eux – qui s’en réclame ouvertement - soit reçu sur le plateau d’une émission politique en présence d’un Ministre de la République, ce qui lui offrirait ainsi une légitimité.
Nous ne concevons qu’avec déception et réprobation le fait que le Ministre de l’Intérieur et des Cultes de la République Française puisse accepter de dialoguer avec le partisan d’un fondamentalisme le plus rétrograde, prônant le sexisme et adversaire de la liberté d’expression.
L’instrumentalisation que M. Ramadan fait de l’Islam ne doit pas servir à une tribune politique ou encore à répandre des propos antisémites.
Nous avons vu l’UOIF prendre le pas sur les modérés au sein du CFCM. Faut-il encore faire reculer les partisans de la modération en renforçant les extrémistes, dont les attaques créent de graves dissensions et perturbent fortement les principes de la laïcité ?
Donner une telle tribune à Tariq Ramadan contribuerait à fragiliser notre République laïque encore davantage.
Signé ce jour
Primo Europe, Mouvement des Maghrébins Laïques de France, Faire le jour, AIME, ....
joeblack!
tu es le petit télégraphiste de bas-étage des sionistes et du mossad!
Juda a vendu le Christ pour trente deniers, combien tu as touché pour vomir, trahir et salir sur les Musulmans!
ALLAH INALAK!=ALLAH TE MAUDISSE!
Inscrit le: May 01, 2003 Messages: 789 Localisation: Paris
Posté le: Mer Nov 19, 2003 12:06 am Sujet du message:
Salut SALA DE euh DIN !
SALADIN a écrit:
joeblack!
tu es le petit télégraphiste de bas-étage des sionistes et du mossad!
Ben com d'hab tjs fidèle à mon poste
SALADIN a écrit:
Juda a vendu le Christ pour trente deniers, combien tu as touché pour vomir, trahir et salir sur les Musulmans!
Ils m'ont payé 100 vierges comptant, ça te branche ?
SALADIN a écrit:
ALLAH INALAK!=ALLAH TE MAUDISSE!
Mon frère, heureusement que ton DIEU n'existe que dans t rêves sinon depuis le temps que tu le pries de me maudire, je serais déjà en morceaux : mfetfet fitfet !!! _________________ "Referme ton Coran. Pense et regarde librement le ciel et la terre." Omar Khayyam (1048-1122)
Dernière édition par JoeBlack le Mer Nov 19, 2003 10:03 am; édité 1 fois
Inscrit le: May 01, 2003 Messages: 1008 Localisation: Perroy, Suisse
Posté le: Mer Nov 19, 2003 10:01 am Sujet du message:
Allons, allons, Salades-hein... Juda a vendu Jésus...
Je me permets juste de te rappeler que des études récentes tendraient à démontrer que le personnage "Jésus" n'a jamais existé, qu'il n'est que le mythe fondateur sur lequel s'est fondée l'église catholique... qu'il ne serait ni un prophète, ni (et encore moins) le fils de dieu... juste un "assemblage" mythologique bien commode pour certains...
A ce sujet, lire "La fable de Christ" de L. Cascioli... mal écrit, mais ô combien intéressant !!! _________________ "Avoir la foi, c'est être plus sûr d'une chose que la raison ne le permet"
Inscrit le: Aug 10, 2003 Messages: 4031 Localisation: IL SUFFIT DE LE VOULOIR ET CE NE SERA PAS QU'UN REVE ! THEODOR HERTZEL.
Posté le: Mer Nov 19, 2003 4:54 pm Sujet du message:
Bonjour à tous,
je viens de trouvé ceci dans un journal Israelien :
Le jeudi 20 novembre, le ministre français de l'Intérieur et des Cultes, Nicolas Sarkozy, débattra avec le prédicateur Tarik Ramadan (mouvance islamiste) lors de l'émission ''100 minutes pour convaincre'' de la chaîne publique France 2. M. Ramadan s'en est pris récemment à des intellectuels juifs en tenant des propos à l'allure antisémite. (Guysen.Israël.News)
Ce débat suscite des critiques : après avoir permis la présence de l'UOIF (mouvance islamiste) dans les instances représentatives de l'islam en France, M. Sarkozy accorde ainsi une respectabilité à M. Ramadan, au détriment de personnalités musulmanes modérées. _________________ AM ISRAEL AI
Posté le: Mer Nov 19, 2003 6:10 pm Sujet du message: LES LARBINS DES JUDEOS-SIONISTES
moez13 a écrit:
Bonjour à tous,
je viens de trouvé ceci dans un journal Israelien :
Le jeudi 20 novembre, le ministre français de l'Intérieur et des Cultes, Nicolas Sarkozy, débattra avec le prédicateur Tarik Ramadan (mouvance islamiste) lors de l'émission ''100 minutes pour convaincre'' de la chaîne publique France 2. M. Ramadan s'en est pris récemment à des intellectuels juifs en tenant des propos à l'allure antisémite. (Guysen.Israël.News)
Ce débat suscite des critiques : après avoir permis la présence de l'UOIF (mouvance islamiste) dans les instances représentatives de l'islam en France, M. Sarkozy accorde ainsi une respectabilité à M. Ramadan, au détriment de personnalités musulmanes modérées.
le lobby judéo-sioniste et ses valets montent la pression on comprend pourquoi!
claude goasguen est membre de l'association France-Israël
http://www.france-israel.org
Monsieur bartolone et son parti , sont des sionistes convaincus!
ps=parti sioniste!
Monsieur Devilliers, il laquais, le plus grand hypocrite, raciste, anti-Musulman, anti-Maghrebin, facho et vieille droite ultra catholique, qui a peur de dire qu'il n'aime pas les juifs!il tient à ses mandats elecoraux vue la puissance du lobby judéo-sioniste en France!
Réactions à l'Assemblée à la confrontation entre MM. Sarkozy et Ramadan
19/11 18:08 : Claude Goasguen (UMP): "Je trouve que donner à M. Tarik Ramadan la possibilité de mentir ou de rouler dans la farine des auditeurs crédules, c'est vraiment un danger que la démocratie française fait courir à son opinion publique (...) Si Nicolas Sarkozy avait refusé (de participer à l'émission "Cent minutes pour convaincre" jeudi sur France 2, ndlr), Tarik Ramadan se serait fait passer en plus pour un martyr, cela aurait été le comble. Il appartient à Sarkozy de démonter les arguments du soit-disant islamologue" (couloirs de l'Assemblée)
Claude Bartolone (PS): Nicolas Sarkozy "se fait un coup de pub en discutant avec quelqu'un qui a des thèses dangereuses" (couloirs)
Philippe de Villiers (Mouvement pour la France) sur LCP Assemblée nationale: "Merci Monsieur le ministre de l'Intérieur de mettre en valeur quelqu'un qui est un homme violent, et redoutablement habile avec un double langage puisqu'il ne dit pas du tout en public ce qu'il dit (en privé). (Jeudi soir) il va être d'accord avec Sarkozy, vous verrez cela va très bien se passer. Malheureusement M. Ramadan tient en privé des propos qui sont tout à fait différents (...) L'antisémitisme n'existait pratiquement plus et cet antisémitisme a son terreau: c'est l'islamisme".
Inscrit le: Aug 10, 2003 Messages: 4031 Localisation: IL SUFFIT DE LE VOULOIR ET CE NE SERA PAS QU'UN REVE ! THEODOR HERTZEL.
Posté le: Mer Nov 19, 2003 8:05 pm Sujet du message:
Bonjour à tous,
saladin,le titre de ton message et certains propos sont totalement diffamatoire...
exemple : ps=sionisme etc...
c'est grave d'écrire cela tu devrais faire attention as tu oublié qui est Moez13 le big big big boss made in mossad ???
je te rappel que les députés sont élus par les citoyens et si ces députés ne te conviennent pas je t'invite a allez voter lors des élections et peut-ètre que ses députés ne seront plus d'actualités
Pour ma part je trouve la citation très vrai et juste
Citation:
:"Je trouve que donner à M. Tarik Ramadan la possibilité de mentir ou de rouler dans la farine des auditeurs crédules, c'est vraiment un danger que la démocratie française fait courir à son opinion publique (...) Si Nicolas Sarkozy avait refusé (de participer à l'émission "Cent minutes pour convaincre" jeudi sur France 2, ndlr), Tarik Ramadan se serait fait passer en plus pour un martyr, cela aurait été le comble. Il appartient à Sarkozy de démonter les arguments du soit-disant islamologue" (couloirs de l'Assemblée) etc...
Je pense que tu as très peur du mot vérité et c'est ton aveuglisme intègriste qui t'empèche de voir ce qui se passe en France...A moins que tu en es conscient alors la c'est criminel _________________ AM ISRAEL AI
Posté le: Ven Nov 21, 2003 2:36 pm Sujet du message:
Débat Sarkozy / Ramadan
Bonjour à tous !
Nous avons eu droit hier soir à un débat très instructif entre Nicolas Sarkozy et Tariq Ramadan. Le débat a été musclé. Le ministre de l'intérieur a posé des questions très directes à Tariq Ramadan et ce dernier a répondu dans un langage plein de sous-entendus - comme à son habitude - mais ô combien révélateur.
D'abord nous avons eu droit à un court reportage sur le problème de la laïcité dans les hôpitaux expliquant qu'aujourd'hui des femmes musulmanes refusent d'être auscultées par des médecins hommes, ou même d'accoucher en présence d'un homme. Une infirmière interviewée disait d'ailleurs que la plupart du temps ce n'était pas les femmes musulmanes qui demandaient cela, mais leur mari...
Là-dessus, Nicolas Sarkozy a rappelé le principe de la laïcité qui pour lui implique de ne pas porter de voile à l'école (à la limite un signe religieux discret précise-t-il), de ne pas réserver des horaires spéciaux pour les femmes musulmanes dans les piscines, et de ne pas porter le voile dans la fonction publique.
Commence alors le débat avec Tariq Ramadan, qui durera exactement 25 minutes.
Je dois dire que j'ai été estomaqué par les déclarations de Tariq Ramadan, qui a montré son vrai visage à l'occasion de cette émission télévisée.
Nicolas Sarkozy a été globalement bon, même si on peut lui reprocher d'avoir laisser passer certains propos ambigüs de la part de Tariq Ramadan.
En particulier, quand TR dit qu'il est contre les violences conjugales, il répond volontairement à côté de la question que Sarkozy lui posait en référence au verset 4:34 du Coran, à savoir que rien ne peut justifier de battre une femme. Or dans l'esprit de Tariq Ramadan, il semble bien que battre une femme (dans le cadre du verset 4:34) n'est pas une violence conjugale mais une sanction légitime. Tariq Ramadan condamne donc les violences conjugales, mais pas le fait de battre sa femme lorsque c'est dans le cadre prévu par le Coran.
Ce discours illustrait parfaitement la manière d'agir de Tariq Ramadan, qui procède exactement de la même manière quand on lui demande s'il est antisémite, en répondant que bien entendu il ne l'est pas. Mais dans sa bouche, il faut bien comprendre ce qu'antisémite veut dire. Le peuple arabe étant un peuple sémite, Tariq Ramadan n'est pas antisémite, et c'est comme cela qu'il l'entend. Par contre il est anti-juifs comme son article qui a suscité tant de commentaires le montre (article disponible ici).
Voilà le genre d'ambiguïtés habituelles chez Tariq Ramadan.
Mais le summum de l'ignominie a été atteint quand à propos de la lapidation monsieur Ramadan a expliqué qu'elle n'était pas applicable aujourd'hui, sous-entendant que dans un futur plus ou moins proche, lorsque les conditions seraient réunies, il faudrait la remettre au goût du jour.
Sur ce point là, j'estime que Tariq Ramadan a montré son véritable visage. Le visage hideux de l'intégrisme musulman.
Nous ne pourrons plus dire que nous ne savons pas à qui nous avons à faire. _________________ "Les religions acceptent le progrès partout où elles ne peuvent plus l'empêcher."
Posté le: Ven Nov 21, 2003 2:41 pm Sujet du message:
Pour éviter que ce débat soit rapidement oublié, ainsi que pour ceux qui n'ont pas pu le suivre, j'ai pris la peine de le retranscrire mot pour mot.
Je vais donc le poster ici sous peu.
Malheureusement, même en réécoutant l'émission certains mots restent incompréhensibles (je vais indiquer ces passages par des points d'interrogation).
Des phrases entières sont parfois sans queue ni tête, je les laisserai telles quelles. _________________ "Les religions acceptent le progrès partout où elles ne peuvent plus l'empêcher."
Posté le: Ven Nov 21, 2003 3:40 pm Sujet du message:
100 minutes pour convaincre - émission du 20/11/2003 -
Présentée par Olivier Mazerolle (OM).
Invité principal : Nicolas Sarkozy (NS)
Intervenant : Tariq Ramadan (TR)
Citation:
OM : Alors je vous propose de rejoindre à Genève Tariq Ramadan.
Bonsoir monsieur Ramadan.
TR : Bonsoir.
OM : Vous êtes d'origine égyptienne, je le disais avant cette émission mais vous êtes suisse de nationalité. Vous enseignez l'Islam à Genève et la philosophie à Fribourg. Et d'autre part vous êtes un intellectuel controversé. Alors vous allez avoir un dialogue avec le ministre de l'intérieur mais avant de parler de laïcité, de pratique de l'Islam, parlons un moment de l'antisémitisme parce que vous avez écrit récemment un article dans lequel vous avez pointé du doigt, nommément désigné un certain nombre d'intellectuels français auxquels vous avez reproché d'être systématiquement favorables à la politique d'Ariel Sharon, uniquement parce qu'ils sont juifs. Alors est-ce qu'en écrivant ces choses-là - d'abord cela vous a valu d'être taxé d'antisémitisme - mais surtout est-ce qu'en écrivant ces choses-là vous n'êtes pas devant la situation que vos lecteurs qui se trouvent dans les banlieues soient amenés à commettre des actes anti-juifs ?
TR : Écoutez j'aimerais d'abord dire une chose en préambule de cette intervention par rapport à toute la polémique qui a précédé ma participation à cette émission. J'ai été stupéfait et choqué finalement que certains se posent même la question de savoir s'il faut débattre avec moi. Je pense qu'il y a une chose qui est claire, vous savez, quand les "arabes" ou les musulmans parlaient mal le français on parlait pour eux et maintenant quand on s'exprime en français on aimerait que nous ne parlions plus. Je pense que c'est dommage. C'est un déficit de démocratie. Et je salue d'ailleurs l'attitude de Sarkozy, de monsieur Sarkozy, du fait d'avoir accepté ce débat, et de s'y être engagé avec ce que j'ai bien entendu, à savoir sans complaisance, et ça c'est je crois une chose déterminante.
J'aimerais dire également que je ne cesse de dire, parce qu'on a dit qu'il fallait pas que j'intervienne parce que j'ai un supposé double discours. Alors j'aimerais dire avec fermeté ici que tout ce que je vais dire ce soir c'est exactement ce que je dis aux musulmans partout dans les banlieues et dans les cités et que s'il y avait un double discours je demande à quiconque, à n'importe quel téléspectateur de le prouver parce que depuis 15 ans on le dit, et on l'a répété encore aujourd'hui, jamais cela n'a été prouvé. Donc y'a pas de double discours.
Et mon dernier point c'est de dire aussi que j'affirme avec force que la présence des musulmans et des citoyens français de confession musulmane en France est une énorme chance pour les musulmans parce qu'ils peuvent débattre, parce qu'ils sont dans un espace démocratique et qu'ils peuvent échanger des idées avec un ministre, avec des autorités locales et je crois que cela est déterminant.
Sur la question de l'antisémitisme, non je n'ai pas dit tout-à-fait cela et je répète que je n'ai pas attaqué un certain nombre d'intellectuels parce qu'ils étaient juifs, mais surtout parce qu'ils avaient des attitudes qui devenaient communautaristes et qui parfois dans leur soutien à la politique israëlienne devenaient aveugles et nous proposaient une lecture biaisée. Alors ma position elle doit être très claire, et ça me permettra dans l'élan de cette réflexion de poser une question assez claire à monsieur Sarkozy. Ma position elle est la condamnation absolue de l'antisémitisme. Je le fais depuis 1994 dans les banlieues avec fermeté, avec une fermeté claire, d'ailleurs même le mensuel l'Arche qui est le mensuel du judaïsme français a mis en évidence que j'étais un des seuls d'ailleurs à prendre des positions très claires contre l'antisémitisme. L'antisémitisme est inacceptable. Il faut le condamner. Il faut condamner les propos de ?Maha Tir? par exemple lorsqu'il dit ce qu'il a dit, qu'il soit musulman ou non. Il faut condamner l'incendie criminel qui s'est passé au lycée Gagny, il faut condamner de la même façon les attentats qui ont eu lieu à Istanbul pendant le week-end dernier, comme aujourd'hui. Donc je crois que ces condamnations elles sont fermes. Mais je pense de la même façon - et ça il n'y a absolument aucune discussion - maintenant il faut qu'on distingue les ordres et qu'il faut que nous entrions dans un débat de fond.
La première des choses que je...
OM : Attendez, monsieur Sarkozy voudrait vous répondre sur ce point.
NS : Monsieur Ramadan, c'est une question tellement importante la question de l'antisémitisme qu'il faut que nous allions jusqu'au bout des choses.
Je n'ai pas aimé votre article, je vous le dis très simplement et bien en face. Pourquoi je l'ai pas aimé monsieur Ramadan ? D'abord parce qu'un article c'est pas une intervention. On se laisse pas emporter par sa parole. On réfléchit, on écrit. On trempe sa plume. Vous êtes un intellectuel. Cet article c'est pas un hasard.
Et pourquoi je l'ai pas aimé ? Je veux vous le dire bien en face. Parce que voyez-vous dans mon esprit, on pense avec sa tête, on pense pas avec sa race. Quand vous dites qu'un certain nombre d'intellectuels "le juif Lévy", sous entendu qu'il ne peut avoir de réflexion qu'en fonction de sa race, ce n'est pas une maladresse comme vous l'avez dit.
C'est une faute.
Et je vais m'en expliquer sur deux autres points. Emporté par votre élan, monsieur Ramadan, vous avez été jusqu'à dire que d'autres étaient juifs, alors qu'ils ne l'étaient même pas.
C'est de l'amalgame. Et l'amalgame c'est du racisme.
TR : Non, non...
OM : Une seconde, une seconde. Vous allez répondre.
NS : Et enfin troisième élément. Je vais vous dire pourquoi c'est une faute. Parce que les juifs, c'est pas comme les auvergnats ou les parisiens. Il y a eu la Shoah. Il y a eu 6 millions de juifs qui ont été conduits dans les conditions que l'on sait. Il y en a un seul qui a dit que c'était un détail. C'est une honte. Et quand on parle du "juif Lévy" ou du "juif Glucksman", on fait l'impasse sur ce qu'a été la Shoah. Nous nous ne l'avons pas oublié.
Monsieur Ramadan, c'était pas une maladresse. C'était une faute. Et quand on fait une faute, je vous le dis très simplement, on doit s'en excuser.
OM : Monsieur Ramadan.
TR : Non, très clairement, j'aimerais dire une chose. D'abord la première des choses c'est que je n'ai jamais dit et écrit que par exemple un certain nombre comme monsieur Taguieff que je savais ne pas être juif. Le titre de mon article c'est critique des nouveaux intellectuels communautaires. Dans le titre je ne parle pas de juifs et je savais que j'englobais un certain nombre de postures aujourd'hui d'un certain nombre de sociologues, d'intellectuels qui sont portés à un soutien d'un état et à un soutien d'une communauté donc il n'y avait pas dans mon esprit. Ce que j'ai reconnu c'est un déficit de formulation (NS fait la moue) et je sais je veux dire bon moi on m'appelle intellectuel musulman ça a été fait ici, on appelle intellectuel juif et je n'y voyais pas d'insulte. Ma position elle est celle-ci et j'aimerais être très clair. Je pense que ma volonté c'est distinguer trois ordres.
D'abord la première des choses, c'est que sur cette question-là, le débat ou la question israëlo-palestinienne est tellement présente en France aujourd'hui qu'il faut absolument que nous dépassionnions le débat. Et je suis désolé de voir qu'après cet article-là la passion qui s'est prise et les propos qu'on a tenus, les insultes qu'on a eues à mon égard son vraiment dommageables et je ne pense pas que c'est comme ça qu'on dépassera ces questions-là.
La deuxième des choses que je voulais mettre en évidence, c'est qu'il faut que nous distinguions les ordres. Je peux en France comme n'importe où dans le monde avoir une critique de n'importe quel état sans être taxé d'antisémitisme. Je veux dire par là que quand je critique la politique israëlienne je ne suis pas antisémite, que quand je critique la politique séoudienne je ne suis pas islamophobe. Il faut qu'on puisse dire ces choses-là, et qu'on ne dérive pas vers des postures. Mon texte n'est pas antisémite. Je combats l'antisémitisme avec la plus farouche des postures, et même vos services de renseignement monsieur Sarkozy devraient vous tenir au courant de ce que je dis dans les banlieues françaises à savoir que l'antisémitisme c'est non.
Et la troisième des choses, c'est qu'il ne faut pas que nous fassions une hiérarchie dans notre lutte contre le racisme monsieur Sarkozy. IL y a aujourd'hui en France un antisémitisme et il faut le condamner mais il y a un racisme anti-arabe, il y a une racisme anti-noirs, il y a un racisme islamophobe aujourd'hui. Il ne faut pas que nous fassions de distinction entre ces racismes-là. Il faut les condamner tous et de la même façon.
NS : Monsieur Ramadan...
TR : Alors j'aimerais faire un appel. Et j'aimerais, j'aimerais juste vous demander une chose monsieur Sarkozy. Laissez-moi terminer. Juste vous demander une chose parce qu'elle me parait très importante monsieur Sarkozy. Aujourd'hui ce n'est pas l'affaire de la. Vous savez l'antisémitisme n'est pas l'affaire de la communauté juive. Et l'islamophobie n'est pas l'affaire de la communauté musulmane. C'est l'affaire des citoyens français. Et j'aimerais que vous disiez solennellement à la suite de ce qu'a dit monsieur Chirac et qui était très très fort. Il a dit s'en prendre à un juif c'est s'en prendre à la France. Et il a raison et il faut le condamner. Mais j'aimerais que vous disiez que vous appeliez le peuple français qui vous écoute aujourd'hui à dire de la même façon : s'en prendre aujourd'hui à un arabe, s'en prendre à un musulman, s'en prendre à un noir c'est s'en prendre à la France. C'est qu'il faut aujourd'hui appeler tous les citoyens français à s'opposer à ces racismes-là et au premier rang desquels ceux les fonctionnaires qui sont sous votre autorité monsieur Sarkozy. Il ne faut pas qu'on puisse tutoyer les musulmans de cette façon-là.
OM : Il vous répond. Monsieur Ramadan, monsieur Sarkozy vous répond.
NS : Monsieur Ramadan. Je note que vous avez reconnu une maladresse là où il y avait une faute. (rire de TR)
OM : Attendez, allez-y allez-y (à NS).
NS : Moi je suis ministre de l'intérieur. Je suis ministre de l'intérieur depuis 19 mois. Moi je ne suis pas entouré d'un halo de suspicions d'antisémitisme ou de racisme. Monsieur Ramadan, il faut bien que vous vous disiez une chose : quand tant de gens suspectent votre discours, c'est pas le monde entier qui a tort, c'est peut-être vous qui devez faire votre introspection.
Alors je vais vous dire une chose, parce que moi je ne fuis pas, monsieur Ramadan.
Il n'y a rien dans mon esprit qui ressemble plus à celui qui aime pas les juifs, que celui qui aime pas les arabes. Ils ont le même visage, le visage consternant de la bêtise et de la haine. Et bien sûr que dans la République Française chaque fois que l'un des notres - même pas d'ailleurs français - sur notre territoire est insulté pour la couleur de sa peau, c'est inadmissible. Mais jusqu'à preuve du contraire monsieur Ramadan, vous n'êtes pas victime vous, vous étiez accusé.
Mais il y a une deuxième ambigüité que je voudrais lever avec vous. Vous avez un frère, après tout que vous n'avez pas choisi...
OM : Alors on arrive à l'Islam cette fois.
NS : Vous l'avez pas choisi, j'imagine. Votre frère a justifié, expliqué, trouvé des bonnes raisons à la lapidation des femmes adultères. C'est un point capital.
La lapidation d'une femme, c'est une monstruosité.
Et justifier une monstruosité, ça ne eut être le fait que d'un déséquilibré. Est-ce que lapider une femme c'est monstrueux, ou pas ?
J'ai regardé, vous avez fait la préface d'un ouvrage qui s'appelle "Musulmane tout simplement" qui fait le commentaire d'une sourate du Coran, expliquant qu'il faut frapper les femmes. Et l'auteur dit "ah mais quand on dit dans le Coran il faut frapper les femmes, c'est juste une tape légère", on poursuit, "qui ne provoque pas de blessure physique". On est content du conseil et de la recommandation. Monsieur Ramadan, est-ce que c'est votre conception des rapports entre les hommes et les femmes ? Entre l'égalité entre les sexes ? Eh bien si c'est votre conception, c'est pas la mienne.
OM : Monsieur Ramadan
TR : Ben, c'est pas la mienne non plus. J'aimerais que vous m'entendiez là-dessus parce que systématiquement quand on veut me reprendre sur le discours, on reprend le discours des autres que j'aurais préfacés ou que j'aurais soutenus. La première des choses c'est que je ne suis pas mon frère ?et là? déposition. Et sur la question de la lapidation, de façon extrêment précise je me suis exprimé en disant que dans ma position elle n'était pas applicable et que je demandais parce que je sais que ma position est minoritaire aujourd'hui dans le monde musulman, un moratoire pour qu'il y ait un vrai débat intra-musulmans, un vrai débat entre les musulmans.
NS : Un moratoire ? Monsieur Ramadan !
TR : Attendez, laissez-moi terminer. Attendez !
NS : Un moratoire ?
C'est-à-dire qu'on doit pendant quelques temps renoncer à lapider les femmes ?
TR : Non. Non non non non.
NS : Ah bon.
TR : Attendez, qu'est-ce que ça veut dire un moratoire ? Un moratoire ça veut dire qu'on cesse absolument l'application de toutes ces peines-là pour qu'il y ait un vrai débat. Et ma position c'est que si on n'arrive pas à un consensus entre les musulmans, il faudra le cesser. Mais vous ne pouvez pas, vous savez, quand vous êtes dans une communauté, je peux aujourd'hui à la télévision faire plaisir aux Français qui nous regardent en disant moi c'est ma position. Ce n'est pas simplement ma position à moi qui compte, c'est de faire évoluer les mentalités musulmanes, et il faut aussi que vous l'entendiez.
NS : Mais monsieur Ramadan ! Mais monsieur Ramadan !
TR : Alors laissez-moi terminer.
NS : Juste un point. Je vous entends. Mais les musulmans sont des êtres humains, qui vivent en 2003 en France puisque nous parlons à la communauté française, et vous venez de dire quelque-chose de provoquant, de particulièrement incroyable...
TR : Monsieur, monsieur Sarkozy...
OM : Attendez, il finit...
NS : ... c'est que la lapidation des femmes, oui c'est un peu choquant, il faut simplement faire un moratoire et puis on va réfléchir pour savoir si c'est pas bien.
Mais c'est monstrueux de lapider une femme, parce qu'elle est adultère !
Il faut le condamner !
TR : Non, monsieur Sarkozy, monsieur Sarkozy. Monsieur Sarkozy écoutez bien ce que je dis. Ce que je dis c'est que ma position à moi c'est qu'elle n'est pas applicable. C'est clair.
Mais aujourd'hui je suis, et je parle à des musulmans du monde entier. Je collabore, que ce soit aux États-Unis dans le monde musulman, vous devez avoir une posture pédagogique qui fasse discuter les gens. Vous pouvez pas décider tout seul d'être progressiste sans des communautés. C'est trop facile. Aujourd'hui ma position c'est de dire nous devons cesser...
NS : Monsieur Ramadan...
TR : Attendez, attendez...
NS : Si c'est être progressiste que de pas vouloir qu'on lapide une femme, j'avoue que je suis progressiste.
Mais ça met le conservatisme assez haut !
TR : Attendez, attendez... Je ne parle pas simplement, monsieur Sarkozy, je ne parle pas simplement de cette question-là.
Je parle d'un certain nombre de questions qui aujourd'hui taraudent les communautés musulmanes du monde et sur lesquelles nous devons avoir un débat de fond. Donc encore une fois je suis moi de ces positions extrêmement clair. Maintenant quand je fais une préface d'un livre vous devez lire l'ensemble de la préface parce que ce que je mets en évidence, c'est que tout-à-coup, une femme prenne la parole et puis dégage une réflexion. Je ne suis pas d'accord avec tout ce qui est dit dans les livres que je préface et si vous aviez lu l'ensemble de la préface vous auriez vu que je suis dans une ?astitude? critique par rapport aux personnes que je préface. Mais je relève une chose, c'est qu'une femme, une marocaine, prend des positions, prend la parole et c'est une bonne chose. On n'est pas toujours d'accord, on fait évoluer les choses. Je suis plus ici monsieur Sarkozy dans une posture de pédagogue qui discute avec sa communauté mais je ne veux pas avoir simplement ce rôle d'être gentil devant la France et puis finalement d'être déconnecté d'une communauté qui doit être en débat.
NS : Oui mais ça pose un problème...
TR : J'aimerais juste vous dire une chose, monsieur Sarkozy...
NS : Ça pose un problème, c'est que nous sommes en 2003 ! Et en 2003, nous sommes un certain nombre qui ne pouvons pas accepter que les femmes musulmanes parce qu'elles seraient musulmanes soient frappées. C'est quand-même un discours moyenâgeux. C'est un discours qu'on ne peut pas accepter !
TR : Mais monsieur, monsieur, monsieur... Monsieur Sarkozy...
NS : On peut être pédagogique sur tel ou tel point qui sont pour le coup de détail, pas sur des châtiments corporels physiques sur les femmes quand-même !
TR : Non non non non ! Vous avez parfaitement raison ! Monsieur Sarkozy vous avez parfaitement raison, mais tenez-vous à ce que je dis s'il s'agit d'avoir un débat avec moi. Ma position elle est extrêmement claire : la violence conjugale et la ?lan? violence à l'endroit d'une femme est inacceptable, islamiquement. C'est ce que je dis, et je le dis avec force. Comprenez-le.
OM : Alors, monsieur Ramadan...
TR : Ça c'est un premier élément. J'avais une deuxième...
OM : Monsieur Ramadan, je vous propose de passer à l'autre chapitre aussi qui concerne aussi l'application de la laïcité. Je vais résumer mais vous avez dit dans le fond la laïcité c'est une étape dans la vie de la France, dans l'histoire de la France. L'Islam est une nouvelle venue, et donc il y aura certainement à demander à la laïcité d'avoir quelques adaptations. Alors de quoi s'agit-il dans votre esprit ?
TR : Non, alors écoutez, ça ça fait partie aussi de l'évolution de ma pensée. Je participe au débat en France depuis une dizaine d'années et c'est vrai que dans un premier temps j'entendais beaucoup ceux qui sont heu, ceux que Sarkozy avait même appelés les intégristes de la laïcité, un certain nombre de laïcards si je puis dire, qui nous donnaient une perception de la laïcité que je n'avais finalement pas assez étudiée. Alors j'ai travaillé avec des spécialistes de la laïcité, que ce soit monsieur Boussinez, monsieur Poulat, monsieur Morineau, la ligue de l'enseignement, pour m'en rendre compte finalement que non, ce n'est pas vrai, aujourd'hui la loi de 1905 convient parfaitement aux musulmans, aux citoyens français, qu'il s'agit de l'appliquer de façon totale, stricte et égalitaire et sans complaisance mais de façon égalitaire. Donc ma position sur ce plan-là elle n'est pas du tout d'une adaptation de la laïcité parce que finalement en l'étudiant on s'aperçoit que les latitudes qui sont offertes aux musulmans en France sont extrêmement importantes. Et en plus, en tant que citoyens, il leur est offert de s'organiser. Alors j'avais une interpellation à faire à monsieur Sarkozy concernant justement le Conseil Français du Culte Musulman. Je crois qu'il faut qu'on reconnaisse une chose monsieur Sarkozy, et je le dis aussi avec d'autant plus de sincérité que je n'ai aucun rôle à jouer contrairement à ce qu'on dit que j'aimerais être le représentant de l'Islam de France. Cela ne veut rien dire. L'Islam de France est divers, je ne suis qu'un... heu... un partenaire ou une voix parmi, ou une tendance parmi d'autres. Il y en a de multiples et il faut aussi qu'on sache cette diversité-là. Et donc je ne joue aucun rôle institutionnel et je n'en jouerai pas puisque je ne suis pas français.
Donc ma question elle est celle-ci : vous avez un temps d'avance, je dois dire que vous avez un temps d'avance sur la classe politique française parce que vous prenez acte de cette réalité et vous avez voulu normaliser le fait musulman dans ce pays. Et ça je crois qu'il faut le saluer. Vous avez réussi clairement là où vos prédécesseurs et en particulier la gauche plurielle avait échoué. Et vous avez monté ce Conseil Français du Culte Musulman. Alors je crois qu'on vous fait un faux procès, alors de ce faux procès je vais arriver à une vraie question. Le faux procès c'est celui de dire en fait la composition du culte ne conviendrait pas à la France à la laïcité à la démocratie. Je crois qu'il y a une chose qu'il faut dire dans le strict respect de la laïcité : les institutions représentatives des religions ne doivent pas rendre compte à l'État de leur composition. La nature de la composition n'est pas du registre de l'État...
OM : Alors quelle est votre question monsieur Ramadan ? Parce qu'il faut qu'on avance, malheureusement.
Quelle est votre question ?
TR : Alors, oui, mais simplement une chose, c'est-à-dire qu'on ne demande pas aux protestants ni aux catholiques ni aux juifs qui composent le consistoire. Ça peut être des libéraux même des intégristes tant qu'on respecte, c'est la nature des propositions et des décisions qui compte. Alors monsieur Sarkozy vous avez mené de façon très volontariste cette opération. Elle est arrivée aujourd'hui à un moment donné où nous sommes dans un système hybride entre des élections à la base et finalement un conseil co-opté. J'aimerais, si nous voulons tous l'Islam de France, nous devons aller vers une triple sorte d'indépendance. Une indépendance politique, une indépendance financière, intellectuelle et religieuse en l'occurence.
OM : Alors votre question ?
TR : Et jusqu'à aujourd'hui, votre relation a été très très forte avec les états étrangers et votre implication dans ce conseil est très importante. Qu'est-ce que vous envisagez à l'avenir ? Parce que ce qu'on veut c'est un Conseil du Culte indépendant politiquement...
OM : Alors, monsieur Sarkozy...
TR : Alors j'aimerais savoir qu'est-ce que...
OM : Attendez. Il vous répond. Monsieur Sarkozy vous répond.
TR : On va aller vers l'indépendance...
NS : Trois choses. Trois choses.
D'abord, je souhaite débarasser l'Islam des influences étrangères. Les musulmans français sont majeurs et vaccinés comme l'on dit. C'est à eux de se débrouiller.
Deuxième chose, j'ai eu à faire face à une double incompréhension. Une partie de la communauté musulmane qui avait peur du regard de l'autre. Et une partie de la communauté nationale qui avait peur des musulmans. Il a fallu surmonter cette peur, parce que c'est la peur qui crée les conditions du racisme. Je dis les mêmes droits et les mêmes devoirs.
Mais à mon tour de vous renvoyer la question. Vous voulez vous présenter comme quelqu'un qui veut faire construire, et veut faire avancer.
Alors demandez à ceux qui nous écoutent et qui sont de confession musulmane de ne pas mettre le voile à leurs enfants à l'école, d'accepter quand on est une femme de ce faire soigner par un médecin homme s'il se trouve qu'il est là, de ne pas demander d'horaire spécifique dans les piscines, de se découvrir sur les papiers d'identité. J'au dû faire mettre dehors une Égyptienne qui était depuis 3 ans en France à Rennes, parce qu'elle a refusé d'enlever son voile pour faire sa photo d'identité. Monsieur Ramadan quand on veut s'intégrer, il y a la communauté nationale qui doit s'ouvrir, mais celui qui veut être accueilli doit faire un effort. Moi quand je vais dans une mosquée, et ça m'arrive, je retire mes chaussures parce que c'est conforme à la coutûme, aux habitudes. Eh bien dans nos écoles, on est tête nue, dans nos hôpitaux on ne choisit pas le sexe de son médecin, dans nos piscines on est hommes et femmes, dans nos administrations on n'a ni la kippa ni le voile ni la croix sur le ventre lorsque l'on répond à un fonctionnaire.
Si vous voulez qu'on vous croit dans vos protestations de modération, alors demandez aux musulmans de France de faire cet effort d'intégration en renonçant pour certains à faire de la provocation.
OM : Alors monsieur Ramadan, rapidement, parce que le temps s'est beaucoup écoulé.
Est-ce que vous êtes prêt à...
TR : Alors moi ce que je demande aux Français, et ce que je dis partout, partout où sont les musulmans c'est le respect strict de la loi. Et si aujourd'hui nous n'avions pas ce débat, si nous l'avons d'ailleurs ce débat, c'est parce que justement sur les contours de la loi, il y a discussion. Si aujourd'hui il y a toute cette discussion autour de la loi de 1905, c'est que finalement les contours de la loi doivent être déterminés et qu'il y a débat. Donc le respect strict de la loi de 1905 et j'aimerais vous dire une chose, c'est que je ne suis pas le seul à dire que dans le respect strict de la loi de 1905 il faut pas exclure les jeunes filles dans les écoles. La ligue de l'enseignement le dit, la ligue des droits de l'homme le dit, le MRAP le dit, même pratiquement l'épiscopat donc je crois que de ce point de vue là il faut le respect de la loi.
NS : Oui mais pourquoi monsieur Ramadan...
TR : Et moi mon soucis, monsieur Sarkozy...
NS : Juste un mot.
OM : Monsieur Sarkozy.
TR : Mais j'ai pas terminé... J'ai pas terminé. Vous m'avez dit une chose sur les hôpitaux.
NS : Mais pour qu'on ne les exclue pas ces jeunes filles - moi non plus je suis pas pour qu'on les exclue, parce que je suis pas pour qu'on ait des écoles confessionnellles musulmanes où on sache pas ce qui se passe dedans et où ce soit le reigne de l'extrémisme - mais pour qu'on les exclue pas, alors il faut qu'au lieu de mettre le voile complet parce qu'on n'arrive pas à l'école de la République la